Conflit en Ethiopie : La France et l’Allemagne exhortent leurs ressortissants à quitter le pays

Alors que  le conflit  entre les troupes fédérales et les forces de la région du nord du Tigré semble prendre une nouvelle tournure, de plus en plus de pays ont demandé à leurs ressortissants de quitter l’Éthiopie.

Le Premier ministre Abiy Ahmed a annoncé lundi qu’il se rendrait au front mardi pour diriger ses soldats, déclarant que “nous en sommes maintenant aux dernières étapes du sauvetage de l’Éthiopie. Dans la foulée, la France a conseillé mardi  à ses citoyens de quitter l’Éthiopie « sans délai ». L’Allemagne a également appelé ses citoyens à quitter le pays avec les premiers vols commerciaux disponibles, à la suite d’avis similaires émis par les États-Unis et le Royaume-Uni ces dernières semaines, citant “une détérioration de la situation sécuritaire”. Une situation devenue préoccupante, puisque les Nations Unies ont déclaré qu’elles « déplacent temporairement » les familles du personnel international d’Éthiopie, ajoutant que ce personnel resterait dans le pays. »Nous continuerons de surveiller la situation au fur et à mesure, en gardant à l’esprit la sécurité de notre personnel et la nécessité de continuer à se tenir débout, à poursuivre les opérations et à soutenir toutes les personnes qui ont besoin de notre aide », a déclaré à l’agence Reuters mardi, le porte-parole Stéphane Dujarric.

Une guerre imminente

Ces mesures sont intervenues alors que les forces tigréennes ont affirmé, ces dernières semaines, se rapprocher de la capitale, Addis-Abeba. Selon l’AFP, une grande partie du nord de l’Éthiopie est soumise à un black-out des communications et l’accès des médias est restreint, ce qui rend les affirmations sur le champ de bataille difficiles à corroborer. A en  croire des responsables à Addis-Abeba, le fait que les forces de sécurité, y compris des groupes de jeunes, travaillaient pour assurer la paix et la stabilité de la capitale, la communauté diplomatique ne devrait pas s’inquiéter. Le gouvernement qui a déclaré l’état d’urgence de six mois, a également accusé les rebelles d’exagérer leurs victoires sur le terrain . »Le discours de propagande et de terreur diffusé par les médias occidentaux contredit totalement l’état pacifique de la ville sur le terrain, donc la communauté diplomatique ne devrait ressentir aucune inquiétude ou peur », a déclaré à Al Jazeera, Kenea Yadeta, chef de l’Addis-Abeba Peace and Security.

Source: Al jazeera.

K.Fiakofi