Côte d’Ivoire : Perpétuité requise contre Guillaume Soro dans une affaire d’’atteinte contre l’autorité de l’Etat’’

L’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro est jugé par contumace, lui qui vit en exil en Europe depuis 2019

Guillaume Soro, ancien Premier ministre qui vit en exil et poursuivi pour complot et atteinte contre l’autorité de l’État a été condamné à  la prison à perpétuité selon une réquisition du procureur de la République, nous indique Le Point Afrique.

Guillaume n’en finit plus avec les déboires judiciaires dans son pays. Déjà  condamné en 2020 à 20 ans de prison pour recel de détournement de deniers publics. Avec cette dernière condamnation, où il était accusé entre autres de « complot », de « tentative d’atteinte à la sûreté nationale » ainsi que de « diffusion et publication de nouvelles fausses jetant le discrédit sur les institutions et leur fonctionnement, ayant entraîné une atteinte au moral des populations », pas sûre que l’ancien premier ministre puisse se relever. En effet, selon le procureur Richard Adou devant le tribunal criminel d’Abidjan, l’objectif de Guillaume Soro,  visait à renverser le pouvoir fin 2019. L’ancien chef rebelle devenu Premier ministre d’Alassane Ouattara faisait notamment face avec 19 partisans.

Un procès politique

Le procureur Richard Adou dans ses réquisitions a demandé les peines maximales contre les prévenus

Vingt ans de prison ont été requis contre Souleymane Kamagaté dit Soul to Soul, ex-chef du protocole de Guillaume Soro. Les mêmes réquisitions ont été prononcées contre son avocate et ancienne ministre Affoussy Bamba, et contre son responsable de la Communication Toure Moussa, tous deux en exil. Le parquet a aussi demandé 17 mois de prison ferme pour « troubles à l’ordre public » pour sept militaires, l’ancien ministre Alain Lobognon, considéré comme son bras droit, et Simon Soro, jeune frère de Guillaume Soro. Le procureur a également réclamé « la dissolution » de Générations et peuples solidaires (GPS) « parce que ce mouvement politique (créé par Guillaume Soro) se livre à des actes subversifs », nous détaille Le Point Afrique. Pour l’avocat de la défense, il y a eu « beaucoup trop de parjures et de forfaitures dans ce dossier ». Dans sa plaidoirie, maître Souleymane Diallo a dénoncé un « procès politique », rejoignant ainsi la position de son plus célèbre client qui insiste régulièrement sur l’acharnement du pouvoir à Abidjan contre lui,  a indiqué Ecofin.

Pierre Oued.