Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook le 29 juillet 2021, le président du Faso s’est prononcé sur la crise qui secoue la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). C’était à l’issue d’une rencontre avec les représentants de la majorité présidentielle et ceux de l’opposition politique.
La crise actuelle qui secoue la CENI n’a pas fini de livrer ses secrets. Dans un premier temps, on a assisté au remplacement inattendu, en mi-juillet 2021, du commissaire siégeant pour le compte de la communauté musulmane. En effet à la surprise générale, le président sortant, Newton Ahmed Barry, pressenti pour briguer un second mandat a été remplacé par Adama Kafando. Un changement opéré, semble-t-il, par leur mandant ou entité d’origine. Le deuxième «casse-tête», si c’en est un, est la situation d’un autre commissaire du nom de Sao Naaba (chef coutumier), à l’état civil, Bonaventure Ouédraogo. Là, les opposants au régime ont rejeté la candidature de ce dernier à la présidence de la CENI, pour son «appartenance politique au parti présidentiel». Toute chose qui, selon les opposants, pourrait porter atteinte au principe de neutralité qui doit prévaloir dans la conduite de notre institution, la CENI.
Le Sao Naaba ne sera pas candidat à la tête de la CENI
Dans la matinée du 29 juillet 2021, l’on avait l’impression d’un semblant de fumée blanche qui provenait du côté du palais de Kosyam à propos des tensions autour de la candidature du Sao Naaba. En effet, sur sa page facebook, le chef de l’Etat a indiqué, qu’après consultation du Mogho Naaba (chef suprême des mossis, l’ethnie majoritaire), un début de solutionnement a été trouvé à cette crise. «En tant que président du Faso, je n’avais pas de raison de m’impliquer dans la résolution de cette question», confie le président Roch Kaboré qui mentionne que « au regard du rôle de la CENI dans le renforcement de la démocratie dans notre pays, j’ai pris la responsabilité de demander à rencontrer sa Majesté, pour échanger avec lui afin de trouver une solution apaisée à la situation qui prévaut». Si l’on s’en tient aux dires du président Kaboré, la panacée semble être le retrait de la candidature ou la “non candidature” de Sao Naaba, le représentant de la chefferie coutumière, à la présidence de la commission électorale. «C’est ainsi que j’ai demandé à sa Majesté de bien vouloir accepter que le représentant de la chefferie coutumière ne soit pas candidat pour la présidence de la CENI», a conclu le chef de l’Etat, tout en souhaitant bon vent à la future équipe dirigeante de l’institution CENI.
Abdoul Karim TAPSOBA


















