Crise diplomatique Maroc-Espagne: Bourita affirme que les tentatives d’européanisation de cette crise sont vaines

Cette manœuvre, qui vise à contourner le débat des raisons profondes de la crise, ne trompe personne”, a affirmé Bourita

Nasser Bourita, ministre en charge des Affaires étrangères du Maroc, a souligné, le vendredi 11 juin 2021, que la résolution adoptée jeudi 10 juin, par le Parlement européen (PE) ne change rien à la nature politique de la crise bilatérale entre le Maroc et l’Espagne. L’information a été rapportée par L’Economiste.

Nasser Bourita a affirmé que les tentatives d’européanisation de cette crise sont vaines et n’altèrent aucunement sa nature purement bilatérale, ses causes profondes et la responsabilité avérée de l’Espagne dans son déclenchement. « L’instrumentalisation du Parlement européen dans cette crise est contreproductive. Loin de contribuer à la solution, elle s’inscrit dans une logique de surenchère politique à courte vue », a relevé le ministre en charge des Affaires étrangères du Maroc, tout en ajoutant que cette manœuvre, qui vise à contourner le débat des raisons profondes de la crise, ne trompe personne.

Selon lui, la résolution est en déphasage avec le registre exemplaire du Maroc en matière de coopération migratoire avec l’Union européenne. « Ce sont ceux-là mêmes qui tentent de critiquer le Maroc dans ce domaine qui tirent en réalité profit des résultats concrets et quotidiens de la coopération sur le terrain », a-t-il soutenu selon toujours L’Economiste.

“Nul en Europe ne peut mettre en cause la qualité du partenariat entre l’Union européenne et le Maroc dans tous les domaines, y compris migratoire”, a déclaré Nasser Bourita

“La résolution du Parlement européen est, par ailleurs, contraire à l’esprit du partenariat entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne, a-t-il enchaîné, estimant qu’en tentant de stigmatiser le Maroc, c’est en réalité le principe même de partenariat qu’elle fragilise.

En rappel, le Royaume chérifien et l’Espagne sont en brouille diplomatique depuis que les autorités espagnoles ont accueilli sur leur sol Brahim Ghali, le chef des milices séparatistes du polisario du Sahara marocain, dont le Maroc réclame le droit de propriété.

                                                                                              Leylatou TIENDREBEOGO