Décès de 6 personnes à la mine de Bissa Gold

        

Les rescapés accusent, la police se défend

Dans la soirée du 1er septembre 2021, l’on a appris via les réseaux sociaux que six (6) individus auraient perdu la vie dans la mine industrielle de Bissa Gold, située dans le centre-nord du pays. Des survivants auraient indexé poi,té du doigt la responsabilité de la police dans le drame survenu, selon certains médias. Cette dernière, dans un communiqué publié le lendemain 2 septembre 2021, a tenu à se défendre.

Selon le communiqué de la police nationale, rendu public le 1er septembre 2021, des orpailleurs se sont clandestinement introduits dans les anciennes galeries de la mine d’or de Bissa Gold. Pour l’institution chargée de la sécurité des biens et des personnes, sa présence sur la mine avait seulement pour but d’amener les “orpailleurs clandestins” à renoncer à leur activité du jour. «Informés de leur présence sur les lieux, une équipe de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) chargée de la sécurisation du site, s’est rendue sur les lieux afin de les dissuader», se défend la police. Plus loin, la note précise qu’après le départ des policiers, certains orpailleurs sont venus demander leur appui afin de secourir leurs camarades, se trouvant toujours coincés dans les galeries. A en croire  la police, c’est à ce moment précis que le drame sera découvert. «C’est ainsi qu’ensemble, ils (policiers et orpailleurs) procéderont à la fouille des différentes galeries et constateront malheureusement six (6) corps sans vie», précise le communiqué.

    «Ils nous ont jeté des gaz quand on se trouvait dans le trou»

Sur la cause de ces décès, les flics pensent «probablement à un manque d’air lié à la profondeur des trous». Faux, semblent rétorquer des rescapés, à l’image de Barké Diallo, approché par nos confrères de l’Agence d’Information du Burkina (AIB). «Ils sont venus nous jeter au moins 6 ou 7  boites de gaz pendant que nous étions dans les trous. Une personne  est tombée du haut et à boucher la sortie du trou. On a commencé à crier dedans», confie la source à l »AIB. Plus loin dans son propos, Barké indique qu’il y a au moins 6 morts et 4 blessés. En guise de représailles, relate notre source, des manifestants ont incendié au moins dix véhicules de type 4*4, tous appartenant à la structure minière. Au moment où nous bouclions cet article, nous apprenions l’ouverture d’une enquête par les autorités compétentes, en vue de situer les responsabilités aussi bien dans la survenance du drame que dans la destruction des biens matériels.Abdoul Karim TAPSOBA (Stagiaire)