Découverte d’un lézard marin, le Maroc s’impose en tant que “Paradis des paléontologues”

Nouvelle espèce d’un lézard marin découverte au Maroc

La découverte, faite récemment par une équipe de scientifiques du Maroc, de la France et du Royaume Uni, a été révélée dans une étude publiée par la revue scientifique Cretaceous Research.

Selon l’Agence Marocaine de Presse ECOLOGY, la nouvelle espèce de mosasaure marocain, Pluridens serpentis, est décrite sur la base de deux crânes et de restes crâniens isolés et ses caractéristiques morphologiques sont par conséquent fondées sur son anatomie crânienne, selon cette étude. Le nom « Pluridens » a été retenu en raison du nombre élevé de ses « petites dents striées et crochues » qui ressemblent à celles des serpents, précise la même source. De plus, de petits yeux démontrent que le P. Serpentis a une mauvaise vision, « dépendant en d’autres sens comme le toucher et la chimioréception pour chercher sa nourriture, à l’instar des serpents marins modernes ».

Nour-Eddine Jalil, professeur au Centre de recherche en paléontologie (Muséum national d’histoire naturelle à Paris) qui fait partie de cette équipe, décrit à la MAP les caractéristiques de ce lézard et met en avant la richesse de la faune marine marocaine. Selon lui, les mosasaures sont un groupe de lézards qui se sont adaptés à la vie marine vers la fin du Mésozoïque, l’ère qui a vu la domination des dinosaures. Leur histoire est l’une des plus extraordinaires réussites du Mésozoïque puisqu’en moins de 33 millions d’années, de petits reptiles semi-aquatiques conduisent aux principaux prédateurs dominants des écosystèmes marins. Le pic de diversité des mosasauridés s’est produit au Maastrichtien, la toute dernière période du Mésozoïque. Les fossiles des phosphates du Maroc en sont la meilleure illustration. Ils occupaient un large éventail de niches marines comme c’est le cas des mammifères marins modernes. Il ajoute que Cette espèce de mosasaures halisaurinés se distingue des autres halisaurinés par sa grande taille qui atteint 10 mètres et ses yeux petits.

Il faut rappeler qu’En 2020, une équipe de chercheurs internationaux avait démontré la présence d’une nouvelle espèce de dinosaure au Maroc, une première en Afrique. Il s’agissait d’un fossile d’un dinosaure à bec de canard, aussi connu sous le nom de Ajnabia Odysseus qui a été découvert dans une mine située non loin de Casablanca au sein d’une couche géologique qui date de 66 millions d’années.

Fatimata COMPAORÉ