Endométriose, découverte du gène responsable de la maladie

Des chercheurs ont découvert qu’un  gène appelé NPSR1, est  responsable de l’endométriose. Cette nouvelle découverte pourrait offrir la perspective d’un nouveau traitement pour  aider les femmes atteintes de cette maladie.

L’endométriose est une maladie chronique et douloureuse au cours de laquelle le tissu à l’intérieur de l’utérus (l’endomètre) se développe en dehors de l’utérus. Une maladie qui a de réelles conséquences sur la vie sociale et professionnelle des femmes qui en souffrent. Les scientifiques ont découvert récemment le gène responsable de cette pathologie. Sur des analyses génétiques faites sur 11.000 femmes et des macaques rhésus atteintes ou non d’endométriose, les scientifiques ont découvert qu’un gène spécifique appelé NPSR1 augmente le risque de développer la maladie. Ils avaient déjà découvert un lien génétique avec l’endométriose sur le chromosome 7p13-15 dans l’ADN ce qui a certifié les chercheurs dans leur idée que les gènes ont un lien avec la maladie.

Si les tests en nanomédecine sont plutôt bien parti pour trouver une forme de traitement, cette nouvelle découverte pourrait aider réellement les femmes atteintes d’endométriose. Pour Krina Zondervan, professeur d’épidémiologie reproductive et génomique, directrice du département de santé féminine et reproductive de l’Université d’Oxford et co-directrice de l’Endometriosis CaRe Centre à Oxford, « Il s’agit d’un nouveau développement passionnant dans notre quête de nouveaux traitements de l’endométriose, une maladie débilitante et méconnue affectant 190 millions de femmes dans le monde. Nous devons poursuivre nos recherches sur le mécanisme d’action et le rôle des variantes génétiques dans la modulation des effets du gène dans des tissus spécifiques. »

Les recherches de traitement en cours sont nombreuses mais Krina Zondervan a expliqué, d’après sciencealert, que l’équipe est en train d’investiguer sur un traitement non hormonal qui s’attaquerait directement aux composants inflammatoires et douloureux de la maladie. Un réel espoir pour des millions de femmes qui ne se rendent souvent compte qu’elles sont porteuses de cette maladie que lorsqu’arrive le  désir de conception.

Source: rtbf.be Roseline BADO