Environnement: L’essence au plomb officiellement éradiquée de la planète

La nouvelle a été annoncée par l’ONU le 30 août 2021 à travers le Programme des Nations Unis pour l’Environnement (PNUE). Alors que beaucoup de pays développés avaient déjà abandonné ce carburant, l’organisation onusienne a salué une «étape majeure» qui permettra «d’éviter chaque année plus de 1,2 million de décès prématurés. Cette mesure à en croire l’organisme onusien augmentera les points de QI chez les enfants, économisera 2.440 milliards de dollars (2.034 milliards d’euros) à l’économie mondiale et réduira le taux de criminalité».

Les premiers avertissements sur les effets toxiques de ce carburant remontait depuis 1924. A l’an 2000, l’Union européenne avait déclaré ce carburant indésirable sur son sol après que le programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) ait lancé une campagne de sensibilisation deux ans plus tard, a rapporté Le Progrès.fr. Une telle position de l’UE avait aussi amené les Etats-Unis, l’Inde ou encore la Chine de cesser d’utiliser et de vendre ce carburant. Mais pourquoi deux décennies supplémentaires auront été nécessaires pour se débarrasser du plomb dans l’essence?

L’Algérie, dernier pays à utiliser le plomb

Le risque économique pesait sur les pays pauvres pour se débarrasser de ce carburant. Mais en 2010, la Birmanie, l’Afghanistan et même la Corée du Nord rejoignent le clan des sans plomb, suivi de l’Irak et du Yémen.

En 2021, les dernières stations-essence à proposer de l’essence ordinaire étaient Algériennes. Mais les derniers stocks du pays ont été épuisés le mois dernier, a déclaré le PNUE.
«L’application réussie de l’interdiction de l’essence au plomb constitue une étape majeure pour la santé dans le monde et pour notre environnement », s’est félicitée Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE, citée par MarocHebdo.

Le plomb a fait son apparition dans la composition de l’essence dans les années 1920. Cet additif remplissait deux missions: lubrifier les soupapes présentes dans le moteur lors de la combustion, et surtout d’augmenter le temps que mettait le mélange d’air et de carburant pour détonner. Il y a encore 20 ans, plus d’une centaine de pays utilisaient l’essence au plomb, malgré des études scientifiques la pointant comme cause de morts prématurées, d’effets néfastes sur la santé et de pollution de l’air et des sols.

Lucien DAKISSAGA (Stagiaire)