Amnesty International a affirmé, jeudi 12 novembre, que de nombreux civils avaient été tués lors d’un « massacre » perpétré, selon des témoins, par des forces loyales au parti au pouvoir dans la région éthiopienne du Tigré, où une opération militaire lancée par le pouvoir fédéral a poussé plus de 11 000 personnes à fuir au Soudan voisin. C’est la première fois qu’un grand nombre de morts civiles est rapporté depuis le début le 4 novembre, de ce conflit qui oppose le gouvernement du premier ministre, Abiy Ahmed, au Front de libération des peuples du Tigré (TPLF), le parti au pouvoir dans cette région dissidente du nord du pays, selon le journal Le monde . « Amnesty International peut aujourd’hui confirmer que de nombreuses personnes, probablement des centaines, ont été poignardées ou tuées à la hache dans la ville de Mai-Kadra May Cadera, dans la zone sud-ouest de la région éthiopienne du Tigré, dans la nuit du 9 novembre », précise l’organisation dans un communiqué.

















