«Nous avons achevé et cessé les opérations militaires dans la région Tigré», a annoncé le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, samedi soir, sur Twitter. Après plusieurs heures de bombardements et de tirs d’artillerie contre Mékélé, la capitale régionale, il affirme être parvenu à prendre le contrôle de l’aéroport, des institutions publiques et de l’administration locale, qui étaient auparavant aux mains du Front de libération du peuple du Tigré (FLPT). Les dirigeants de ce parti politique soutenu par des forces armées estimées à 250.000 hommes au début des combats, le 4 novembre, sont définis par Abiy Ahmed comme des «criminels» qui déstabilisent le pays en sous-main. Après 16 années de guérilla, le FLPT a été à la tête de la coalition au pouvoir en Éthiopie de 1991 à 2018. Ses chefs accusent Abiy Ahmed de dérive autoritaire et ont organisé leurs propres élections régionales en septembre.

















