Les agences humanitaires de l’ONU ont dénoncé jeudi dernier le blocage de l’aide par « groupes armés dans la région du Tigré en Éthiopie, où des millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire, dont 350 000 risquent de mourir de faim.
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) »a rapidement lancé une opération de secours alimentaire d’urgence, déployant plus de 180 employés et distribuant plus de nourriture pour aider 1,4 million de personnes, mais c’est à peine la moitié de ceux que nous devrions aider a déclaré dans un communiqué le directeur exécutif de l’agence, David Beasley cité par Cameroon magazine. Dans une déclaration distincte, le PAM, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’UNICEF appellent à un cessez-le-feu, exigeant un accès libre à toutes les zones et exigeant de nouveaux financements selon la même source. Les agences des Nations Unies s’appuient sur les dernières données de « Cadre intégré de classification de la salubrité des aliments(IPC), la norme la plus couramment utilisée pour classer la sécurité alimentaire. L’échelle IPC distingue cinq phases possibles dans la situation alimentaire d’un pays, la cinquième étant celle de « catastrophe/famine« (Phase 5) dans laquelle tombent les 350 000 personnes menacées par la famine au Tigré.« C’est le nombre le plus élevé de la phase 5 depuis la famine de 2011 en Somalie», selon l’IPC. En rappel, le Tigré, cette région du nord de l’Éthiopie est en proie à un violent conflit opposant le gouvernement fédéral au dirigeant de la région, depuis plus de six mois. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a lancé le 4 novembre 2020 une opération militaire contre les autorités tigréennes qui s’opposaient au pouvoir central, promettant avait promis une victoire. Mais six mois après la prise par l’armée fédérale de la capitale régionale Mekele, les combats se poursuivent dans la région, où la situation humanitaire inquiète la communauté internationale.
Oumou Konaté


















