FETE DE RAMADAN AU BURKINA FASO « Le mois de ramadan, une vraie école », dixit l’imam Tiégo Tiemtoré du CERFI

C’est sur le terrain “Dabo” de l’Université Joseph Ki- Zerbo à Ouagadougou que les militants et sympathisants du Cercle d’études, de recherches et de formation islamique (CERFI) ont effectué ce 13 mai 2021 la prière de l’Aïd el Fitr, derrière l’imam Tiégo Tiemtoré.

Imam Tiégo Tiemtoré (en boubou bleu au micro) du CERFI pendant son sermon lors de la prière de Ramadan à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou

Après l’accomplissement autour de 9 heures des deux rakats d’une prière marquant traditionnellement le début de la célébration de la fête, l’imam, à travers son sermon, a appelé les fidèles musulmans à préserver les acquis de ramadan, à préserver la cohésion sociale et le vivre-ensemble dans la paix. « Le glorieux mois de Ramadan nous tourne déjà le dos, avec tout ce qu’il a renfermé de bienfaits, de grâces, de privilèges et d’avantages indénombrables, pour les croyants et la promesse de la récompense divine », a-t-il souligné devant une foule de fidèles tout ouïe.

Ce mois dont, a-t-il indiqué, « les jours sont les meilleurs parmi les jours, ses heures les meilleures parmi les heures ». Par les valeurs qu’il renferme et son objectif pédagogique, ce mois a été  une vraie école de la vie,  selon  l’imam.

« Les leçons permanentes de solidarité et de cohésion sociale font du Ramadan, une école de la vie, une manière d’être avec Dieu et  de vivre avec ses créatures et montre toute la profondeur de l’Islam, qui n’est pas que culte pur, mais aussi, une spiritualité, un message, un code de vie ».  A travers le ramadan,  chaque musulman est dépositaire de miséricorde et de grâce pour toutes les créatures divines, à la lumière du verset coranique où Dieu dit au prophète Mouhammad (SAW) ceci : «Nous t’avons seulement envoyé comme une miséricorde aux mondes ».

Autrement dit, être musulman, c’est vivre avec les hommes et  les accompagner sur le chemin du bien-être ; c’est lutter pour faire sortir les humains des « ténèbres vers la lumière », a-t-il résumé.

 Les associations islamiques doivent se départir des querelles byzantines et se concentrer sur l’essentiel

Une vue partielle des fidèles musulmans venus à la prière

Au regard du défi de la présence citoyenne active et responsable pour les musulmans, l’organisation des musulmans de notre pays doit toujours être une préoccupation pour tous, afin que nous soyons à la hauteur des espérances de notre pays. Raison pour laquelle l’mam a exhorté les associations islamiques à se départir des clivages et des querelles byzantines et à se concentrer sur l’essentiel, conformément aux exigences de sincérité de notre religion. Sous la bannière de la Fédération des Associations islamiques du Burkina (FAIB), l’imam a appelé les musulmans du Burkina à l’unité d’action et à l’unité affective entre les musulmans, « sans lesquelles, dit-il, notre communauté resterait à la traine et ne serait incapable d’être une force de propositions pour notre pays ». Il a salué les efforts du gouvernement dans sa gestion de la pandémie du COVID 19, la gestion de la crise sécuritaire avec ses conséquences avant de demander aux fidèles un surcroit de solidarité envers les couches démunies et à célébrer la fête dans la mesure et  le respect des autres, dans la discipline avec le souci de la cohésion sociale et du vivre ensemble dans l’harmonie et la paix.

 Lonsani SANOGO