Gabon : Décès à Paris de Casimir Oyé Mba, ancien Premier ministre

Hospitalisé à Libreville avant d’être évacué en France à l’hôpital Paris Saint-Joseph, l’ancien Premier ministre d’Omar Bongo, Casimir Oyé Mba a tiré sa révérence ce jeudi 16 septembre 2021 à l’âge de 79 ans.

Selon nos confrères de la Radio française (RFI), Casimir Oyé Mba avait contracté une forme grave de Covid-19 et avait été interné une semaine à la Polyclinique Chambrier, l’un des hôpitaux réputés de Libreville. Ancien premier ministre de 1990 à 1994 sous Omar Bongo, il s’est éteint dans la capitale française en cette matinée du 16 septembre, a confié à Jeune Afrique, un proche du défunt. Il était favorable à la vaccination contre le Covid-19, mais refusait de se faire administrer les vaccins russe ou chinois disponibles au Gabon mais non homologués par l’Union européenne, poursuit la même source.

Plusieurs chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC), se sont informés de l’évolution de son état de santé, depuis l’annonce de son évacuation. Le président gabonais, Ali Bongo a été le premier à saluer la mémoire de l’ancien Premier ministre. «Je garderai le souvenir d’un homme d’État qui aura consacré sa vie à la chose publique», a-t-il tweeté.

Parcours et vie politique

Doctorant en économie en 1969 de l’université de Rennes en France, d’où il a fait une partie de ses études, Casimir Oyé Mba a été gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) de 1978 à 1990, avant d’être chef de gouvernement de l’ex-président gabonais Omar Bongo Ondimba. Surnommé « Cam’ la Classe » par les Gabonais, pour sa réputation d’homme rigoureux et pour la finesse de ses idées et l’amour pour les costumes, Casimir se fait un carnet d’adresse bien fourni. Après le décès de son mentor Omar Bongo, il tentera de briguer le fauteuil présidentiel en 2009 et en 2016, mais il finissait à chaque fois par se mettre en retrait. Lors de la dernière élection présidentielle, il apporte son soutien au candidat unique de l’opposition Jean Ping qui était face au président sortant Ali Bongo Ondimba.

Source : RFI, Jeune Afrique

Aristide SOME