Gabon : Un projet de loi sur l’éligibilité à la présidence suscite la polémique

Un projet de loi adopté par le gouvernement fait polémique au Gabon. Le texte durcit les conditions de participation à la prochaine élection présidentielle. L’opposition dénonce une « loi discriminatoire et anti-démocratique ».

Au Gabon, les critères d’éligibilité pour la présidence sont en passe d’être revus. Un projet de loi allant dans ce sens a été introduit au sein de l’Assemblée nationale. Ce projet de loi semble vouloir durcir les critères pour pouvoir accéder à la magistrature suprême. Selon le projet, pour être candidat à une élection présidentielle, il faut résider dans le pays durant au moins six mois chaque année, pendant les deux années qui précèdent le scrutin. Même les diplomates sont concernés. « Il faut résider dans le pays pendant une certaine durée pour connaître les réalités des populations qu’on prétend diriger », a expliqué Jessye Ella Ekogha, porte-parole de la présidence de la République, cité par rfi.  Pour être applicable, le projet doit d’abord être adopté par le Parlement.

L’opposition s’insurge

Adopté par le gouvernement, le projet de loi fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le camp de l’opposition. Pour cette dernière, il s’agit d’un coup tordu à deux ans de la prochaine élection présidentielle. Selon rfi, l’opposant Alexandre Barro Chambrier, possible candidat à la présidentielle de 2023, dénonce une « manœuvre visant à éliminer des adversaires ». Même son de cloche pour Victoire Lasseny Duboze, ancienne secrétaire générale du parti au pouvoir, passée dans l’opposition, déplore ce nouveau projet de loi. Actuellement en France, elle compte aussi se présenter une deuxième fois à la présidentielle. « Je demande aux députés et sénateurs de ne pas voter en faveur de cette loi discriminatoire et anti-démocratique », a plaidé Innocent Bemvone, candidat déclaré, depuis les États-Unis, selon rfi.

Sources: rfi, Bénin Web TV

Line Rose