Au Rwanda, le spectre du génocide de 1994 continue de montrer son visage. Plus de 5000 restes de victimes du génocide contre les Tutsi ont été récemment exhumés dans une fosse commune, à proximité du mémorial de Kiziguro, dans le district de Gatsibo, et enterrés, comme il se doit, le 28 août dernier.
Alors que le mémorial venait d’être nouvellement construit à un coût de 600 millions de Frw, il vient d’ être le lieu du repos éternel de plus de 5 000 corps le 28 août dernier. Selon le vice-maire du district de Gatsibo, en charge des affaires sociales, Mary Kantengwa, cité par Rwanda News Agency, les restes à enterrer décemment incluent 5.000 exhumés d’une fosse commune à proximité du mémorial de Kiziguro et d’autres déplacés d’un mémorial situé à Bugarura.
«Les restes qui doivent bénéficier d’une inhumation décente comprennent plus de 5.000 dépouilles exhumées de la fosse commune, 254 dépouilles à déplacer du mémorial de Bugarura et plus de 15 dépouilles exhumées de différents secteurs », a-t-il déclaré.
Kiziguro est situé dans l’ancienne commune de Murambi qui était dirigée par Jean Baptiste Gatete, qui purge une peine de 40 ans à Arusha en Tanzani, pour crimes de génocide. Le mémorial de Kiziguro abrite 14.000 restes de victimes du génocide, tuées dans la commune de Murambi, a ajouté notre source.
Un rappel pour nous amener à penser nos politiques de vivre en communauté pour la construction de nos Etats et la consolidation de notre vivre ensemble pour léguer un avenir meilleur aux générations futures.
Le génocide rwandais a fait 1 074 017 morts en l’espace de trois mois, selon un bilan officiel publié par le ministère rwandais de l’administration du territoire, à l’issue d’un recensement effectué en juillet 2000. Cependant, seules 934 218 victimes ont été identifiées avec certitude, marquant l’une des pages sombres de l’histoire des temps modernes.
La machette a été l’arme la plus meurtrière (37,9% des victimes), suivie des massues (16,8%) et des armes à feu (14,8%). Environ 0,5% de l’ensemble des victimes sont des femmes qui ont été éventrées ou violées, rapporte Reliefweb sur son site. D’autres victimes ont été contraintes à se suicider, ont été battues à mort, jetées dans les rivières, les lacs ou brûlées vives. Des nourrissons et des bébés ont été, vivants, écrasés contre les murs ou pilés comme du manioc.
La plupart des tueries ont été commises sur la colline même (59,3%). Les églises constituent le deuxième lieu de grands massacres (11,6%). Mais tous les autres lieux possibles de refuge sont devenus des mouroirs (les administrations publiques, les écoles, ou les hôpitaux), précise reliefweb qui cite le rapport du ministère de l’époque.
Enfin, le nombre de victimes le plus élevé (22,1%) a été enregistré dans la province de Butare (sud), suivie de Kigali-Rural (14,6%) et de Gitarama au centre (12,1%). Les provinces les moins touchées sont celles de Ruhengeri (1,3%), Byumba et Umutara (qui, à l’époque étaient confondues en une seule préfecture de Byumba, 2,8%), et Gisenyi (3,8%).
Dans l’ensemble, les enfants et les jeunes âgés de 0 à 24 ans constituent le gros des victimes, avec une proportion de 53,7%, contre 41,3% des adultes âgés de 25 à 65 ans. Par ailleurs, les hommes (56,4%) ont été beaucoup plus frappés que les femmes (43,3%).
Le 4 juillet 1994, la victoire militaire du Front Patriotique Rwandais, créé par les Tutsi en 1987, marque la fin des massacres, et le début d’une reconstruction civile et morale qui passe par le jugement des responsables du génocide, et non des seuls exécutants.
Lucien DAKISSAGA (Stagiaire)
Génocide rwandais :Au moins 5000 restes des victimes enterrés à Gatsibo
Au Rwanda, le spectre du génocide de 1994 continue de montrer son visage. Plus de 5000 restes de victimes du génocide contre les Tutsi ont été récemment exhumés dans une fosse commune, à proximité du mémorial de Kiziguro, dans le district de Gatsibo, et enterrés, comme il se doit, le 28 août dernier.
Alors que le mémorial venait d’être nouvellement construit à un coût de 600 millions de Frw, il vient d’ être le lieu du repos éternel de plus de 5 000 corps le 28 août dernier. Selon le vice-maire du district de Gatsibo, en charge des affaires sociales, Mary Kantengwa, cité par Rwanda News Agency, les restes à enterrer décemment incluent 5.000 exhumés d’une fosse commune à proximité du mémorial de Kiziguro et d’autres déplacés d’un mémorial situé à Bugarura.
«Les restes qui doivent bénéficier d’une inhumation décente comprennent plus de 5.000 dépouilles exhumées de la fosse commune, 254 dépouilles à déplacer du mémorial de Bugarura et plus de 15 dépouilles exhumées de différents secteurs », a-t-il déclaré.
Kiziguro est situé dans l’ancienne commune de Murambi qui était dirigée par Jean Baptiste Gatete, qui purge une peine de 40 ans à Arusha en Tanzani, pour crimes de génocide. Le mémorial de Kiziguro abrite 14.000 restes de victimes du génocide, tuées dans la commune de Murambi, a ajouté notre source.
Un rappel pour nous amener à penser nos politiques de vivre en communauté pour la construction de nos Etats et la consolidation de notre vivre ensemble pour léguer un avenir meilleur aux générations futures.
Le génocide rwandais a fait 1 074 017 morts en l’espace de trois mois, selon un bilan officiel publié par le ministère rwandais de l’administration du territoire, à l’issue d’un recensement effectué en juillet 2000. Cependant, seules 934 218 victimes ont été identifiées avec certitude, marquant l’une des pages sombres de l’histoire des temps modernes.
La machette a été l’arme la plus meurtrière (37,9% des victimes), suivie des massues (16,8%) et des armes à feu (14,8%). Environ 0,5% de l’ensemble des victimes sont des femmes qui ont été éventrées ou violées, rapporte Reliefweb sur son site. D’autres victimes ont été contraintes à se suicider, ont été battues à mort, jetées dans les rivières, les lacs ou brûlées vives. Des nourrissons et des bébés ont été, vivants, écrasés contre les murs ou pilés comme du manioc.
La plupart des tueries ont été commises sur la colline même (59,3%). Les églises constituent le deuxième lieu de grands massacres (11,6%). Mais tous les autres lieux possibles de refuge sont devenus des mouroirs (les administrations publiques, les écoles, ou les hôpitaux), précise reliefweb qui cite le rapport du ministère de l’époque.
Enfin, le nombre de victimes le plus élevé (22,1%) a été enregistré dans la province de Butare (sud), suivie de Kigali-Rural (14,6%) et de Gitarama au centre (12,1%). Les provinces les moins touchées sont celles de Ruhengeri (1,3%), Byumba et Umutara (qui, à l’époque étaient confondues en une seule préfecture de Byumba, 2,8%), et Gisenyi (3,8%).
Dans l’ensemble, les enfants et les jeunes âgés de 0 à 24 ans constituent le gros des victimes, avec une proportion de 53,7%, contre 41,3% des adultes âgés de 25 à 65 ans. Par ailleurs, les hommes (56,4%) ont été beaucoup plus frappés que les femmes (43,3%).
Le 4 juillet 1994, la victoire militaire du Front Patriotique Rwandais, créé par les Tutsi en 1987, marque la fin des massacres, et le début d’une reconstruction civile et morale qui passe par le jugement des responsables du génocide, et non des seuls exécutants.
Lucien DAKISSAGA (Stagiaire)

















