Gestion des crises au Burkina Faso : Le PNUD veut relever et renforcer la résilience des populations

Le mardi 25 mai 2021 s’est ouvert à Ouagadougou, un atelier de consultation sur le Programme de Relèvement et de Renforcement de la Résilience au Burkina Faso (P3R). Parti pour durer 48 heures, cet atelier, piloté par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), compte mettre à la disposition des populations, des outils nécessaires pour leur permettre de faire face aux risques que peuvent engendrer les crises et catastrophes naturelles ou anthropiques.

Les organisateurs entendent faire de cet atelier une “boîte à idées” pour organiser et renforcer la résilience des populations en proie aux crises

L’ouverture officielle a été faite en présence de la représentante résidente adjointe du PNUD au Burkina Faso, Isabelle Tschann et de Charles Dalla, directeur du développement territorial et représentant le ministre burkinabè des finances. Selon les organisateurs, la tenue de cet atelier est motivée par le souci «d’impliquer les parties prenantes dans la formulation d’un document de programme portant sur le relèvement et le renforcement des capacités de résilience dans les zones les plus affectées par la crise au Burkina Faso». La récurrence des crises qu’a connu le pays des Hommes intègres ces dernières années, avec leur corollaire de besoins complexes et surtout de leurs impacts sur les populations vulnérables témoigne de la nécessité pour les populations victimes de développer des stratégies pour s’y adapter, poursuivent les organisateurs . En effet, pour eux, cet atelier se présente comme une aubaine pour recueillir des avis qui vont «contribuer à rendre les communautés et institutions plus résilientes, capables d’anticiper, de s’adapter et de réagir aux chocs et au stress, de prendre en charge leur propre développement garantissant les droits, la dignité et l’inclusion». Pour ce faire, le PNUD compte organiser cette consultation à un double niveau. Premièrement, au niveau central avec les acteurs institutionnels nationaux et ensuite, au niveau régional et cela, avec les acteurs institutionnels et de la société civile dans les régions du  Sahel, du Centre-Nord, de l’Est,des Hauts -Bassins et du Nord.

Pour Isabelle Tschann, l’objectif de son institution à travers ce programme, est d’aider le gouvernement burkinabè à atteindre les 17 objectifs de développement durable. A l’entendre, cinq buts sont poursuivis par le P3R à savoir «appuyer les institutions nationales dans le renforcement des résiliences des populations, assister les populations à se prémunir en  cas de crise, prévenir la radicalisation et  l’extrémisme violents, développer les économies locales et enfin apporter un appui aux déplacés et travailler à leur réinsertion».

Les participants ont deux jours pour formuler des recommandations
pour plus de résilience des populations vulnérables

Quant à Charles Dalla, directeur du développement territorial et représentant le ministre burkinabè des finances,  ce programme est le “bienvenu” pour le pays des Hommes intègres. Ce dernier dit attendre des participants qu’ils «identifient des besoins  qui vont correspondre aux attentes des populations». Les participants venus des quatre coins du pays ont 48 heures pour rendre leur rapport.

Abdoul Karim TAPSOBA