L’île de Gorée ou simplement Gorée est à la fois une île de l’océan Atlantique nord située dans la baie de Dakar et l’une des communes d’arrondissement de la capitale sénégalaise. C’est un lieu symbole de la mémoire de la traite négrière en Afrique, reconnu officiellement par l’Organisation des Nations unies (ONU) en 1978.
L’île de Gorée est l’un des tout premiers lieux à être portés sur la liste du patrimoine mondial gérée par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), du fait que cette “île mémoire” est, pour la conscience universelle, le symbole de la traite négrière avec son cortège de souffrance, de larmes et de mort. L’île de Gorée est en effet, la mémoire de la traite négrière en Afrique. Atteint en 1444 par le navigateur portugais Dinis Dias, Gorée a subi plusieurs influences qui ont façonné son architecture.
Portugais, Anglais, Français et Hollandais y ont laissé des empreintes bien visibles.
Le symbole de lraite négrière
Si l’île de Gorée a fait le commerce de produits locaux, notamment de la gomme, c’est aujourd’hui son rôle dans la traite négrière qui est le plus connu. Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, l’île a, en effet, été le point de départ d’environ 500 esclaves chaque année, principalement des Sérères et des Wolofs. Une participation qui s’affaiblit ensuite avec le développement de nouvelles régions de traite plus au sud. Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, on estime que 200 à 300 captifs, en moyenne, sont déportés chaque année sur l’île. Un fait attesté en 1789 par Pruneau de Pommegorge, ancien employé de la Compagnie des Indes Occidentales pendant 20 ans, dans sa” Description de la Négritude” ainsi que par une série de mémoires contemporains, selon le site scientifique Hypothèses. A Gorée, les esclaves étaient rassemblés au sein de captiveries. La maison des esclaves est sans doute l’un des sites qui a reçu la visite des plus illustres personnalités qui ont foulé l’île.
Lieu de pèlerinage et de souvenir dédié à la traite négrière, la maison a été visitée notamment par le Pape Jean Paul II, le président américain Barack Obama ou encore le héros de la lutte contre l’apartheid, Nelson Mandela.
Éducation et art, au cœur de l’île mémoire
L’île de Gorée, c’est aussi la Maison d’éducation Mariama Bâ, un lycée qui porte le nom de la célèbre romancière sénégalaise. Ce lycée a formé des générations de femmes africaines et sénégalaises et respecte, depuis des décennies, sa réputation de Lycée d’excellence. Le musée historique de Gorée permet de redécouvrir l’histoire du Sénégal depuis l’âge de pierre. Il est logé dans l’ancien fort d’Estrées, édifié de 1852 à 1856.
Par ailleurs, en 2020, la “Place de l’Europe” a été rebaptisée “Place de la Liberté et de la dignité humaine”. Une décision intervenue après un débat vif sur la persistance des références coloniales, à la suite de la mort d’un Afro-américain de 46 ans, tué par un policier blanc qui avait suscité à nouveau le débat sur le racisme.
Source: Wikipédia, BBC Afrique, Hypothèses
Line Rose

















