Guinée : Un imam condamné à un an de prison assortie de 6 mois de sursis pour ses prêches en langue malinké

Après la sentence, l’imam a martelé, pendant que les forces de l’ordre l’escortait, : « Allah le Kabon, c’est Dieu qui est grand, littéralement traduit en malinké »

Le très controversé prêcheur islamique Nanfo Ismaël Diaby, le religieux qui prie en malinké à travers l’alphabet  « Ko » a été condamné  ce mercredi 26 mai 2021 à l’issue de ce délibéré à une peine de 12 mois d’emprisonnement avec 6 mois de sursis assorti du paiement de 500 mille francs guinéens indique guinée news.

Le tribunal correctionnel a rendu son verdict final dans le dossier du prédicateur de l’alphabet N’KO.  Nanfo Diaby puisque c’est de lui qu’il s’agit a été reconnu coupable des faits de troubles publics ,selon  le Secrétariat général chargé des Affaires religieuses. Mais selon le site Guinée live, la décision du président du tribunal correctionnel ne satisfait aucune partie. La défense et le ministère public ont tous décidé d’interjeter appel à la cour d’appel de Kankan dans les prochains jours. En effet, le juge n’a  pas totalement suivi les réquisitions du procureur Aly Touré qui avait demandé au TPI de Kankan, le 18 mai, de condamner l’imam à deux ans d’emprisonnement et au paiement d’un million de francs guinéens d’amende. Le juge a préféré couper la poire (presque) en deux. Pendant son procès, Nanfo Diaby avait clamé qu’il pratiquait une religion autre que l’islam que lui et ses fidèles appellent le Djérékolobaya, révélé par un curieux prophète de nom de Mamadi. Une  Déclaration qui avait abasourdi plus d’un dans la salle d’audience, relève le journal le Lynx.

Interdit de toute activité  à caractère religieuse

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Il faut noter que Nanfo Ismaël Diaby a été arrêté le 13 mai dernier, le jour de la fête de l’Aïd El Fitr à sa résidence privée au quartier Bordo dans la commune urbaine, alors qu’il dirigeait la prière en langue maternelle Malinké. L’imam Nanfo Ismael Diaby qui s’était fait expulser par le Haut Conseil islamique (HCI) du Mali, avait été interdit de toute activité  à caractère religieuse dans son  pays natal, la Guinée. Il avait saisi la justice auparavant pour protester contre la destruction de sa mosquée à Kankan.

Pierre Oued.