L’insuffisance rénale chez l’enfant est une maladie méconnue. On pense à tort ou à raison que c’est une pathologie qui ne touche que les adultes. Pourtant de nombreux enfants vivent avec ce dysfonctionnement de la fonction rénale qui s’accompagne d’une accumulation de déchets dans le corps humain.
Il n’y a pas de différence entre l’insuffisance rénale chez l’adulte et celle qui se manifeste chez l’enfant. Selon Pr Evelyne Lasme Guilao, chef de service de pédiatrie et néonatologie au Centre Hospitalier Universitaire de Yopougon à Abidjan, cité par BBC, on distingue deux formes de la maladie. L’insuffisance rénale aiguë, causée par une infection sévère, un état de choc, un obstacle, entrave le fonctionnement de la vessie. Cette forme aiguë peut évoluer vers l’insuffisance rénale chronique quand le disfonctionnement des reins s’étend au-delà de trois mois.
Des symptômes qui alertent
L’insuffisance rénale chez l’enfant peut être asymptomatique, ce qui augmente les risques. L’un des premiers symptômes qui doit alerter sur un cas d’insuffisance rénale aiguë est la baisse brutale de la quantité d’urine. L’enfant développe alors des œdèmes et gonfle. La pâleur, la fatigue et l’anémie apparaissent également comme des symptômes de l’insuffisance rénale. Dans le cas d’une insuffisance rénale chronique, on note un retard de croissance chez l’enfant qui devient rachitique.
Des causes communes et multiples
Les causes de l’insuffisance rénale chez l’enfant sont nombreuses et communes mais n’entraînent pas toujours une insuffisance rénale aiguë si elles sont bien traitées. Pour Pr Lasme, chef de service de pédiatrie et néonatologie au Centre hospitalier universitaire de Yopougon à Abidjan, les causes les plus récurrentes, dans le contexte africain sont : paludisme mal traité, infections sévères, diarrhées aiguës, malformations congénitales, angines mal traitées, prise incontrôlée de médicaments tels que les anti inflammatoires (aspirine, ibuprofène, etc), brûlures graves à la suite d’accident avec de l’huile ou de l’eau bouillantes, maladies héréditaires.
Prévenir pour éviter la phase critique
Les maladies considérées comme bénignes telles que l’angine ou le rhume doivent être traitées rapidement et convenablement pour éviter leur évolution vers des pathologies plus graves. Pr Lasme attire l’attention sur la réhydratation des enfants en cas de diarrhées et de vomissements, essentielle, selon elle, pour soulager le rein. Elle insiste également sur le bon suivi des grossesses avec des échographies pour détecter les malformations congénitales. Enfin la cheffe de service de pédiatrie et néonatalogie au CHU de Yopougon à Abidjan, citée par BBC Afrique, estime qu’il faut régulièrement prendre la tension des enfants car susceptibles de faire de l’hypertension.
Oumou Konaté



















