La ministre française des armées en « visite de travail » au Niger et au Mali

 

La ministre française des armées Florence Parly est en tournée au Sahel depuis le dimanche 19 septembre. Arrivée dans la capitale nigérienne Niamey dans le cadre d’une « visite de travail », selon l’Agence officielle nigérienne de presse (ANP), Mme Parly a poursuivi sa tournée lundi à Bamako au Mali.

Dans un communiqué annonçant la visite, le ministère français des armées a indiqué que la visite est « prévue de longue date », tout en précisant que la visite de Florence Parly doit « permettre d’avancer sur la place du Niger dans le futur dispositif français » au Sahel. La visite intervient quelques jours, aussi, après l’annonce par le chef d’Etat français de la neutralisation par les soldats français de l’émir De l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS), Adnan Abou Walid Al Sahraoui.  Ceci n’enlève en rien en effet, les velléités anti françaises. Il faut dire que ces derniers temps, au Niger comme au Mali, des organisations de la société civile et une partie de l’opinion ne cessent de fustiger « cette présence militaire étrangère » dont certains doutent de « l’efficacité » au regard de la persistance des attaques terroristes et malgré les résultats mis en avant par les officiels notamment le gouvernement nigérien, rapporte actu Niger.

« La France ne s’en va pas » et refuse la présence Wagner

L’arrivée de la ministre française des armées au Niger intervient dans un contexte également de polémique entre la France et le Mali, au sujet des intentions prêtées aux autorités de transition maliennes de signer un contrat avec une société de sécurité privée russe pour l’encadrement de l’armée du pays. Et c’est d’ailleurs à Bamako, que Florence Parly a décidé de poursuivre sa tournée au Sahel. « Mon objectif est de parvenir à clarifier la position des autorités maliennes et de réitérer des messages », a expliqué la ministre avant de rencontrer, lundi, son homologue malien, le colonel Sadio Camara. « On ne va pas pouvoir cohabiter avec des mercenaires », a-t-elle prévenu, faisant référence à la société privée Wagner. «S’agissant de la volonté prêtée aux autorités maliennes d’engager des mercenaires» le gouvernement malien avait évoqué dimanche, dans un communiqué, qu’il ne permettrait « à aucun État de faire des choix à sa place et encore moins de décider quels partenaires il peut solliciter ou pas » indique l’agence Anadolu. Le chef du gouvernement malien Choguel Kokalla Maïga, avait  expliqué vendredi qu’« il y a des partenaires qui ont décidé de quitter le Mali pour se replier sur d’autres pays, il y a des zones qui sont abandonnées, le gouvernement a donc réfléchi sur un plan B » pour justifier le recours à Wagner pour former les forces armées maliennes.

En juin dernier, le président français Emmanuel Macron avait annoncé une réduction des effectifs de la force française Barkhane déployée au Sahel, principalement au Mali. Tout en rassurant les autorités sur la poursuite des efforts français au Mali et plus largement au Sahel, malgré la réduction annoncée des effectifs de Barkhane d’ici 2023, Florence Parly a indiqué que « La France ne s’en va pas » et refuse la présence de Wagner selon l’agence Anadolu.

Sources : Actu Niger, AFP, Agence Anadolu

Pierre Oued.