Le cobalt, source de frustration des mineurs dans les mines artisanales

Face à la demande mondiale de plus en plus exigeante du cobalt sur le  marché pour les besoins en batteries de voitures électriques, les « creuseurs » artisanaux comptent pour une part significative dans son extraction. Leurs revendications doivent être prises en compte,selon un rapport.

Selon le rapport de l’organisation, International institute for environment and development (IIED) basée à Londres, spécialisée dans la gestion des ressources naturelles, les principaux gisements de cobalt dans le monde se trouvent en République démocratique du Congo. Dans ce pays d’Afrique centrale, « l’exploitation minière artisanale représente 10 à 30 % de la production annuelle de cobalt et génère des revenus pour environ 150.000 à 200.000 travailleurs des provinces du Lualaba et du Haut-Katanga », note le rapport, intitulé « Des îlots de responsabilité? L’approvisionnement des entreprises en cobalt artisanal en République démocratique du Congo ». Ce rapport fait part des « frustrations » des mineurs artisanaux du cobalt qui ne sont pas suffisamment représentés dans les initiatives internationales liées à la chaîne d’approvisionnement. “Les préoccupations locales n’ont jusqu’à présent pas été suffisamment prises en compte dans la conception de ces initiatives”, déplore le rapport. “Nous plaidons en faveur d’un changement structurel  permettant de reconnaître les mineurs artisanaux comme des acteurs légitimes du secteur tout en garantissant le soutien à leurs moyens de subsistance et leurs droits »,ont  noté les auteurs.

Le cobalt, rappelle le rapport, est un élément essentiel des chaînes d’approvisionnement qui stimulent la transition technologique vers les véhicules électriques. L’entreprise congolaise “Générales des carrières et des mines”, (Gécamines)  partenaire du géant suisse des matières premières Glencore, s’est arrogé le monopole de l’achat de la production artisanale de cobalt,  travers sa filiale Entreprise générale du cobalt (EGC). La création de l’EGC aura « un impact considérable sur les mineurs locaux », estime l’organisation. « Pour être considérées plus responsables, note le rapport, les multinationales doivent écouter les revendications des parties prenantes locales et promouvoir des réformes sectorielles en faveur des mineurs artisanaux », ajoute l’institut.

Source :Africa news.

K.Fiakofi