Le parc gabonais d’Ivindo, classé patrimoine mondial de l’Unesco

Les autorités gabonaises protègent la forêt tropicale d’Afrique centrale, appelée « le deuxième poumon de la Terre », après l’Amazonie

Le parc national de l’Ivindo, dans le nord du Gabon, temple de la biodiversité, a été classé mercredi 28 juillet au patrimoine mondial de l’Unesco, selon le journal le Monde.

D’une superficie de près de 300 000 hectares, le parc national d’Ivindo est le deuxième site naturel à être inscrit dans ce petit pays d’Afrique centrale recouvert à 90 % par la forêt et connu pour ses efforts de préservation de son patrimoine naturel, après le parc de la Lopé en 2007. Le président, Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 2009, s’est réjoui par ce tweet, cité par le Monde : « L’inscription, par l’Unesco, du parc national de l’Ivindo sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité, vient récompenser les efforts du Gabon en matière de protection des forêts, dont le rôle est déterminant dans la lutte contre le réchauffement climatique. Un grand jour ! ».

Des parties du site, à peine explorées

Le pays possède 13 parcs nationaux qui couvrent 1 % de son territoire et 25 aires marines protégées

Les motivations qui ont prévalues à ce classement sont aussi le fait que « le site, essentiellement intact, s’étend sur près de 300 000 hectares traversés par un réseau de rivières d’eau noire pittoresques. Il comprend des rapides et des chutes, bordées par des forêts humides intactes, ce qui en fait un paysage d’une grande valeur esthétique » et cela, l’UNESCO a tenu à le rappeler, toujours selon la même source. C’est à se demander pourquoi le Gabon a traîné avant de vouloir inscrire ce site au patrimoine mondial. En effet, le parc abrite un certain nombre d’espèces endémiques et certains mammifères emblématiques, aujourd’hui menacés, tels que l’éléphant de forêt, le gorille, le chimpanzé, le léopard ou encore trois espèces de pangolins. Certaines parties du site sont à peine explorées, selon l’Unesco. Le Gabon héberge près de 60 % des éléphants de forêt qui subsistent en Afrique, récemment inscrits sur la liste des espèces en danger critique d’extinction.

Source : LE MONDE

Pierre Oued.