Le Togo enclenche la lutte contre l’érosion côtière

Face à une évolution très inquiétante du décapage de la côte togolaise, les autorités ont décidé d’adopter une nouvelle technique de lutte contre l’érosion. Au chevet de la lutte contre cette érosion se trouve l’ingénieur natif du pays, Déo Eklu-Natey, qui développe une technique pour freiner ce phénomène naturel.

Koffi Houédanou, environnementaliste, s’est dit inquiet car chaque jour l’on constate, une avancée de l’érosion sur la côte togolaise, avec la montée de la mer à pas géant, malgré les actions entreprises pour contrer ce phénomène, a rapporté africanews. Cette avancée de la mer cause des dégâts comme la disparition des maisons et des villages de la carte du Togo, traduisant ainsi la gravité du fléau.

Selon notre source, Muriel Muada, ingénieur en génie civil a expliqué que, depuis quelque temps, des travaux inédits ont été entrepris avec la juxtaposition de puits en fûts granulitiques, enfouis le long du littoral pour freiner l’avancée de la mer.
“On a constitué un puits qu’on a enfoncé jusqu’à atteindre une roche sédimentaire dure qui est pour nous, une bonne assise pour que l’ouvrage puisse résister à la pression de l’eau”, a-t-il souligné.
Avec cette technique, qui est l’œuvre de l’ingénieur togolais, Déo Eklu-Natey, et son équipe, les vagues échouent contre l’ouvrage, tout en laissant du sable qui comble les parties érodées de la côte.

En somme, c’est le principe de construction des ports qui est appliqué ici, souligne l’ingénieur togolais cité par africanews, tout en ajoutant qu’il s’agit d’un rideau qui fait face à la mer. C’est fait pour arracher à la mer le sable qu’elle nous avait englouti auparavant .

Cette technique attire déjà la curiosité et semble être efficace. Le Séngalais Aliou Fall Diedjou, géologue, spécialiste en érosion côtière, souligne qu’elle permet de stabiliser les côtes, mais dans les observations, nous constations aussi qu’il y a possibilité de gagner du terrain.

Il entend dupliquer cette technique innovante dans son pays, le Sénégal, et convaincre les décideurs à l’adopter. Au Togo, le gouvernement s’y intéresse sérieusement dans le cadre des actions urgentes face à l’avancée de la mer.
Lucien DAKISSAGA