L’écart entre les pays riches et pauvres se creuse en raison de l’accès inégal aux vaccins, selon le FMI

La distribution inégale des vaccins n’a fait qu’aggraver les disparités entre pays riches et pauvres. En effet selon le FMI, bien que l’économie mondiale ne cesse de croître, les pays pauvres n’arrivent pas à suivre le développement imposé par des pays riches et cela risque d’être une catastrophe à lancer comme avertissement mardi, l’institution de Bretton Wood.

« L’accès aux vaccins est devenu la principale ligne de fracture le long de laquelle la reprise mondiale se divise en deux blocs », a déclaré le Fonds monétaire international dans sa mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale, révèle l’AFP. Mais le FMI a mis en garde contre le danger pour le monde entier si de nouvelles variantes de virus étaient autorisées à s’installer. La reprise « n’est pas assurée même dans les pays où les infections sont actuellement très faibles tant que le virus circule ailleurs », indique le rapport. Il y’a clairement une corrélation entre la pandémie et la reprise économique. Le PIB mondial augmentera de 6% cette année, sans changement par rapport aux prévisions d’avril, mais l’économiste en chef du FMI, Gita Gopinath, a signalé « l’écart croissant » alors que les économies avancées se développent plus rapidement et les pays en développement, en particulier en Asie, ralentissent, toujours selon la même source.

La variante Delta pourrait ralentir la croissance économique

Les pays avancés ont vacciné près de 40% de la population, contre à peine 11% dans les pays émergents et une infime fraction dans les pays à faible revenu, selon le rapport. Gopinath a déclaré qu' »au moins 1 milliard de doses de vaccins devraient être partagées en 2021 par les pays ayant des excédents de vaccins », indique l’AFP. L’échec de la vaccination à grande échelle pourrait permettre à des variantes virales hautement infectieuses de s’installer, comme la variante Delta qui est devenue répandue. Cela pourrait faire dérailler la reprise, anéantissant au total 4 500 milliards de dollars du PIB mondial d’ici 2025, soit plus de la moitié des pertes des pays riches, estime le fonds.

Pierre Oued.

Source : AFP