L’infertilité féminine : Voici quelques facteurs déterminants

Devant une infertilité, après la première consultation du couple et les résultats d’examens, le médecin pourra évoquer une origine féminine au problème. Il recherchera alors la cause de cette infertilité : ovulation, perméabilité des trompes, glaire… plusieurs phénomènes peuvent faire obstacle à la fécondation.

Qu’est-ce que l’infertilité ou la stérilité ?

Une personne est infertile ou stérile, quand elle rencontre la difficulté de mettre au monde un enfant. On parle d’infertilité, lorsque malgré des rapports sexuels réguliers, sans méthodes contraceptives, un couple ne réussit pas à concevoir un enfant au bout de deux ans. Dans l’intervalle de cette période, il est important de faire des examens pour identifier les causes possibles de cette infertilité.

Il existe plusieurs types d’infertilité :

  • L’infertilité primaire : lorsque les patientes n’ont jamais été enceintes
  • L’infertilité secondaire : lorsqu’il existe des antécédents de grossesses menées à terme ou de fausses couches.

Le diagnostic de l’infertilité chez la femme

Pour savoir si le problème de l’infertilité vient de la femme, les médecins s’appuient sur le spermogramme. S’il s’avère être normal après le test, l’infertilité dans le couple provient de la femme. Chez elle, le diagnostic commence par une évaluation du cycle et un examen gynécologique. Cet examen clinique comprend entre autres éléments la mesure du poids, un toucher vaginal, un examen au spéculum, un frottis vaginal, analyses sanguines, bilan hormonal…

Pour les cas les plus difficiles, il peut également procéder au test de Hühner, un test post-coïtal qui permet, entre autres, d’analyser la qualité de la glaire cervicale.

En fonction de chaque femme, d’autres examens peuvent être demandés :

  • Une échographie de la région génitale
  • Une hystérosalpingographie (examen des trompes et de l’utérus)
  • Une cœlioscopie

Les causes de l’infertilité féminine

Les causes de l’infertilité sont nombreuses. Quatre facteurs majeurs correspondant à des étapes différentes de la fécondation peuvent schématiquement être responsables :

  1. L’horloge biologique : L’âge maternel reste un facteur très important dans le processus d’ovulation de la femme. Les experts estiment qu’il est important pour les femmes qui songent à la maternité d’en faire avant les 35 ans. Le nombre d’ovules dont nous disposons à la naissance (nos réserves ovariennes) chute à un rythme beaucoup plus rapidement qu’on ne le croit : la fertilité des femmes est à son maximum à 20 ans, à 30 ans, une femme ne dispose plus que de 12% de ses ovules… et n’en a plus que 3% à l’âge de 40 ans.
  1. Les troubles ovariens : ils se traduisent par l’absence d’ovulation (on parle alors d’anovulation) ou les troubles d’ovulation (dysovulation). Ces troubles d’origine ovarienne se traduisent par l’absence de production d’ovocytes fécondables. Le médecin évoque souvent ce diagnostic devant des règles absentes ou irrégulières. Cela peut être dû au : Syndrome des ovaires polykystiques; insuffisance ovarienne.
  1. Les troubles hormonaux : La prolactine est une hormone sécrétée par l’hypophyse (située à la base du cerveau) et qui est censée s’élever durant la grossesse pour participer au développement de la glande mammaire. Mais lorsqu’il y a excès de prolactine en dehors de la grossesse (on parle alors d’hyperprolactinémie), cela engendre une baisse de la fertilité par dysovulation. Les cycles s’espacent tous les deux mois ou s’arrêtent purement et simplement.

La prise de certains médicaments (neuroleptiques, morphine, oestrogènes) est souvent responsable de ce trouble hormonal. Mais il peut aussi être dû à certaines maladies comme l’insuffisance rénale chronique , l’hypothyroïdie ou un adénome hypophysaire (tumeur de l’hypophyse).

  1. L’endométriose : elle touche au moins une femme sur 7 en âge de procréer. Cette maladie invalidante est caractérisée par la présence anormale d’endomètre (la muqueuse utérine) dans les ovaires, les trompes et à l’extérieur de la cavité utérine. Outre les douleurs que cela provoque à chaque cycle, l’endométriose provoque une infertilité chez 30 à 40% des femmes qui en souffrent.
  1. Les anomalies morphologiques : La cavité utérine étant le lieu d’implantation de l’embryon, lorsque l’utérus présente une malformation (cloison utérine, synéchie ou brides cicatricielles), cela peut gêner cette implantation.

Une anomalie du col utérin (due à une infection ou à un traitement antérieur de lésions du col de l’utérus) peut aussi empêcher la sécrétion de glaire cervicale alors que c’est elle qui a le pouvoir de « booster » les spermatozoïdes en leur fournissant l’énergie nécessaire pour aller jusqu’à l’ovule. Un fibrome de l’utérus (également appelé myome) peut aussi gêner l’implantation d’un  éventuel embryon.

  1. Les infections sexuellement transmissibles :Certaines IST qui ne sont pas traitées suffisamment tôt, en particulier les infections à Chlamydia, peuvent laisser des traces sur les trompes ou provoquer une endométrite (infection de la paroi utérine) et empêcher la bonne implantation d’un embryon.

Source: Doctissimo, Top Santé

Lucien DAKISSAGA