
Le nombre de personnes décédées en tentant de traverser la mer Méditerranée a presque doublé au premier semestre 2021, a annoncé mercredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Au moins 1 146 personnes sont mortes en tentant d’atteindre l’Europe par la mer au cours des six premiers mois de 2021, a indiqué l’OIM dans un communiqué. L’ONG a déclaré que 513 migrants se sont noyés au cours de la même période l’année dernière, contre 674 au cours des six premiers mois de 2019. « Les organisations civiles de recherche et de sauvetage ont continué à faire face à des obstacles importants dans leurs opérations, la majorité de leurs bateaux étant bloqués dans les ports européens en raison de saisies administratives et de procédures pénales et administratives en cours contre les membres d’équipage », a déclaré l’OIM. La route de la Méditerranée centrale entre la Libye et l’Italie a été la plus meurtrière, faisant 741 morts. Vient ensuite le tronçon de l’océan Atlantique entre l’Afrique de l’Ouest et les îles Canaries en Espagne, où au moins 250 personnes sont mortes, a indiqué l’agence. Au moins 149 personnes sont également décédées sur la route de la Méditerranée occidentale vers l’Espagne, ainsi qu’au moins six sur la route de la Méditerranée orientale vers la Grèce.

L’agence a également noté que l’augmentation des décès survient alors que les interceptions de bateaux de migrants lancés depuis la Libye sont en augmentation. Ceux qui ont été renvoyés en Libye sont soumis à des détentions arbitraires, des extorsions, des disparitions et des tortures, a déclaré l’OIM déplorant le fait que les chiffres des migrants bravant la route de la Méditerranée occidentale pourraient être gravement sous-estimés. « Des centaines de cas de naufrages invisibles ont été signalés par des ONG en contact direct avec les personnes à bord ou avec leurs familles », a fait savoir l’agence. Le directeur général de l’organe de l’ONU, Antonio Vitorino a appelé à « des mesures urgentes et proactives pour réduire les pertes de vies humaines sur les routes migratoires maritimes vers l’Europe ».
K.Fiakofi

















