
La Directrice exécutive de l’UNICEF, Henrietta Fore, a, dans un communiqué publié le mercredi 07 juillet 2021, exprimé les profondes inquiétudes de l’UNICEF, face au sort des enfants enlevés lors des attaques terroristes, dans certaines parties de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Le dernier épisode de cette longue série remonte au 5 juillet dernier quand 150 élèves ont été enlevés dans une école de l’État de Kaduna, au Nigéria.
Selon l’Agence Anadolu, les Nations unies ont estimé qu’au moins 950 élèves ont été enlevés dans leurs écoles par des hommes armés depuis décembre dernier au Nigéria. Rien qu’au cours des six dernières semaines, près de 500 enfants ont été enlevés lors de quatre incidents distincts dans le centre et le nord-ouest du pays. Et d’après, l’UNICEF, beaucoup de ces enfants n’ont pas encore été libérés.
Ces mêmes attaques ont été orchestrées au Niger voisin, notamment dans les villages de Tillabéry et de Tahoua occasionnant près de 300 morts, dont 45 enfants parmi les victimes, selon l’ONU cité par l’agence turque d’information. Dans certains de ces incidents au Sahel central, les auteurs ont pris pour cible des familles qui allaient chercher de l’eau.
Des enfants victimes ont besoin d’un soutien psychosocial
L’UNICEF a indiqué que 80% des enfants vivant dans les zones les plus touchées par la violence ont besoin d’un soutien psychosocial en raison de la détresse qu’ils éprouvent.
Plus largement, l’agence onusienne s’inquiète du fait que, comme par le passé, les groupes terroristes et les parties au conflit au Burkina Faso, au Cameroun, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo (RDC), au Niger et au Nigéria vont intensifier ces activités violentes au cours des prochaines semaines, à l’approche de la saison des pluies, lorsque leurs mouvements pourraient être limités par les inondations, a rapporté l’Agence Anadolu.
« Ces incidents semblent être de plus en plus fréquents, ce qui fait craindre pour la sécurité et le bien-être des enfants de la région », a fait savoir Mme Fore.
Selon le dernier rapport du Secrétaire général des Nations unies sur les enfants et les conflits armés, 1 enfant sur 3 victimes de violations graves se trouvait en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Au Burkina Parmi 1,2 millions des déplacés , 61% représente les enfants
Au Burkina Faso, cela se traduit par des attaques contre les civils et autres violations du droit international humanitaire, qui ont connu « un pic significatif ces dernières semaines », souligne l’ONU précisant que plus de 1,2 million de personnes, dont 61% d’enfants, sont aujourd’hui déplacées en raison des violences, soit dix fois plus qu’au cours des trois dernières années seulement.
Au Cameroun, l’UNICEF estime qu’un million d’enfants ont besoin d’être protégés contre la violence, alors que le nombre d’enfants tués ou mutilés est 7 fois plus élevé au début de 2021 que vers la fin de 2020 en République centrafricaine (RCA).
En République démocratique du Congo (RDC) , au cours du seul premier trimestre 2021, ce sont plus de 3.400 violations qui ont été recensées à l’encontre des enfants, telles que le recrutement dans des groupes armés, les enlèvements et les meurtres. Cela représente 64% du nombre total de violations vérifiées pour toute l’année 2020.
Lucien DAKISSAGA



















