Alarmé par la propagation de l’État islamique à travers l’Afrique, le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio a déclaré lundi qu’il souhaitait mettre en place un groupe de travail international pour contrer la menace, a indiqué Reuters. Rencontre à laquelle le Burkina Faso a été invité.

« Avec le soutien des États-Unis et de nombreux autres partenaires, j’ai proposé la création d’un groupe de travail africain pour identifier et arrêter les menaces terroristes liées à l’EI sur le continent », a déclaré Di Maio aux journalistes, aux côtés de Blinken. Le sommet de Rome coprésidé par le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi di Maio, et son homologue, le secrétaire d’Etat américain, Anthony Blinken, réunit plus de 80 délégations internationales. Selon la coalition, les rangs de l’EI sont toujours remplis d’environ 10 000 combattants répartis en Syrie et en Irak. Ces combattants « sont capables de harceler les communautés libérées » et donc « maintenir la pression sur eux reste une tâche urgente », a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères dans un communiqué avant la réunion, rapporte Euronews.

Assurer la défaite mondiale durable de Daesh
Le chef de la diplomatie italienne, Luigi Di Maio, a déclaré que des pays africains qui ne faisaient pas initialement partie de la coalition anti-État islamique, notamment le Burkina Faso, le Ghana et le Mozambique, avaient été invités à la réunion. L’invitation du Burkina n’est pas fortuite puisqu’il vient de subir une de ses pires attaques meurtrières contre le village de Solhan dans le Sahel burkinabè le 5 juin dernier, ayant officiellement fait 132 morts et 160 selon les sources locales. La coalition a déclaré dans un communiqué qu’elle accueillait également de nouveaux membres dans le groupe – la République centrafricaine, le Congo, la Mauritanie et le Yémen – pour rejoindre les 78 pays et cinq organisations qui en font déjà partie, selon Reuters. Lors d’une session de la réunion axée sur la situation sécuritaire, en particulier en Afrique, les ministres ont noté avec une vive préoccupation que les affiliés et les réseaux de Daech/ISIS en Afrique subsaharienne menacent la sécurité et la stabilité, notamment dans la région du Sahel et en Afrique de l’Est/Mozambique. La Coalition s’engage à travailler avec les pays touchés pour faire face aux menaces posées par Daech/ISIS en Afrique afin d’assurer la défaite mondiale durable de l’organisation à la demande et au consentement préalable des pays concernés, tout en s’appuyant probablement sur le travail effectué par les forces françaises dans la région du Sahel depuis 2013.
Pierre Oued.
Source : Reuters / Coalition mondiale
Euronews



















