Lutte syndicale : La confédération Générale du travail du Burkina appelle à l’unité des travailleurs contre la baisse du pouvoir d’achat des Burkinabè

Le collectif syndical de la confédération Générale du travail du Burkina (CGT-B) a organisé une rencontre d’échanges le mardi, 17 novembre 2020 à Ouagadougou à la Bourse de travail de Ouagadougou. Cette rencontre qui s’est achevée par la tenue d’un meeting avait pour objectif selon les organisateurs, d’éclairer l’opinion sur les remises en cause des libertés et des acquis et la lutte contre la baisse du pouvoir d’achat des burkinabè.
Au cours de cette rencontre, la centrale syndicale a lancé un appel à tous les travailleurs au regard des « menaces qui pèsent sur leurs droits, à une large unité pour une prise en charge conséquente des préoccupations des travailleurs et des populations ». Par ailleurs, les militants et les structures de la coalition des syndicats ont reçu le mot d’ordre à se tenir prêts pour les « inévitables mots d’ordre que la situation et les circonstances recommandent. « Les postions qui sont prises par le mouvement syndical sont des positions historiques. Ce ne sont pas des positions d’émotion, ni des positions instantanées. Nous avons dit de façon très précise à l’endroit des travailleurs comme il a été de toujours renforcer la mobilisation, renforcer leur unité, la protection de nos droits , la sauvegarde de nos acquis , leur promotion , et leur augmentation viendra de leur vigilance , de leur unité et de leur mobilisation » a déclaré le secrétaire général de la CGT-B, Bassolma Bazie.
A cette rencontre ,le collectif a dénoncé la corruption « galopante» érigé en système de gouvernance par le régime en place, comme en témoignent les révélations faites par l’Autorité Supérieur de Contrôle de l’Etat et de la lutte Contre la Corruption(ASCEL-LC),la presse et les organisations de la société civile. S’agissant des efforts du gouvernement pour l’amélioration des condition des travailleurs, le secrétaire général de la CGT, a indiqué que si le gouvernement était vraiment soucieux , l’on ne devait pas danser avec des billets de banque qu’on lapide en cette période électorale. «Il ne faudrait pas qu’on nous laisse dévoyer de notre lutte par des meurettes. Nous avons bien dit que les préoccupations nodales qui engagent le peuple burkinabè sur la base desquels nous appelons à l’unité doivent aller au-delà de cela .Par conséquent , la mauvaise gouvernance doit être bannit » , a-t-il ajouté précisant que la bonne gestion des mines ,la bonne gestion des questions foncières, la protection des libertés, en bannissant tout ce qui entrave à travers le code pénal qui a été pris ,aussi , la réelecture des lois rétrogrades que nous exigeons, sont les vraies préoccupations. Quant à la révocation d’agents en poste dans les ambassades , la suspension des salaires de plus de sept cents (700) agents publics notamment dans l’éducation, la stigmatisation des dirigeants syndicaux et les affectations arbitraires des responsables et dirigeants syndicaux, le collectif a dénoncé le non respect par le gouvernement des engagements pris avec les organisations syndicales.
K.Fiakofi