Madagascar : 79 députés dans le viseur du Pôle anticorruption

A Madagascar, 79 députés sont soupçonnés d’actes de corruption commis dans le cadre du vote de la loi organique portant sur le code électoral malgache. Au mois d’avril 2018, le Bureau national anticorruption, le Bianco, a reçu une plainte sur ces allégations de corruption. Il aurait fallu un an d’investigation aux enquêteurs du Bianco pour inculper les 79 parlementaires de corruption massive. Une enquête laborieuse sur un dossier très médiatisé avec une grosse pression du public. « Nous avons des éléments objectifs qui incriminent les 79 députés », a déclaré à RFI une source proche du dossier. L’affaire remonte à l’année 2018. Alors en pleine période pré-présidentielle, l’Assemblée nationale vote la loi organique portant sur la réforme du code électoral, un vote qui a été à l’origine des manifestations du 13-mai. Certains journaux malgaches rapportent peu de temps après que des parlementaires auraient touché 50 millions d’ariarys chacun, soit 12 500 euros, par le pouvoir exécutif pour faire passer cette loi sans amendements. Le dossier sera étudié dès la semaine prochaine par les magistrats.