27 militaires dont un officier ont été placés sous mandat de dépôt le samedi 8 juin 2019. Ils sont soupçonnés d’avoir exécuté trois civils dans la commune d’Ambohimahasoa, dans le sud du pays, dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme. Depuis quatre mois, environ 2000 militaires ont été envoyés dans tout le pays pour lutter contre l’insécurité dans les zones rurales. Mais ces derniers, censés sécuriser le pays, sont régulièrement pointés du doigt pour des exactions commises sur les populations locales. D’après les premières enquêtes de la gendarmerie, trois habitants de la commune d’Ambohimahasoa, soupçonnés de vol et de détention illégale d’armes par les militaires, ont été séquestrés pendant plusieurs jours puis tués par ces derniers fin mai 2019. Pour éviter de nouveaux dérapages, des gendarmes et des policiers seront désormais intégrés aux missions de sécurisation menées par les militaires.



















