Malawi : Mkango Resources veut installer une usine de traitement en Pologne

Une nouvelle usine pour transformer la production du projet Songwe Hill au Malawi et la rendre disponible sur le marché européen

Mkango Resources a annoncé le lundi 7 juin la création d’une nouvelle filiale, Mkango Polska, qui sera chargée des nouvelles activités de la compagnie minière en Pologne, a annoncé l’agence Ecofin. Il s’agit principalement de la conception et de la mise en service d’une usine de séparation des terres rares, pour transformer la production du projet Songwe Hill au Malawi et la rendre disponible sur le marché européen.

Après Pensana Rare Earths en Angola et Peak Resources en Tanzanie, c’est au tour d’un troisième acteur des terres rares africaines de rapprocher sa production des clients occidentaux. Si les deux premiers ont opté pour le Royaume-Uni, c’est en Europe centrale que le dernier pose ses valises.

Pour atteindre ces objectifs, Mkango a conclu un accord avec la filiale locale de Grupa Azoty, deuxième plus grand fabricant d’engrais azoté et composés de l’Union européenne, pour lui louer un espace adjacent à son complexe d’engrais et de produits chimiques, a indiqué notre source. Selon toujours Ecofin, le site, installé au sein d’une zone économique spéciale, est attrayant tant du point de vue des coûts (grâce à la qualité des infrastructures disponibles) que de la proximité avec les potentiels clients de Mkango.

Grâce à de tels projets, le Malawi va se positionner comme un fournisseur en amont de matériaux pour la réussite de la transition verte dans le monde

“ La création d’un nouveau hub européen pour les terres rares au cœur de l’Europe centrale vient compléter les développements en matière de batteries, de véhicules électriques et d’énergies renouvelables dans la région, avec un site stratégiquement situé pour les routes commerciales et le transport”, a expliqué Jarosław Pączek, directeur de la nouvelle filiale polonaise de Mkango, cité par l’agence Ecofin.

Les discussions sont en cours pour mobiliser le financement nécessaire, et l’étude de faisabilité se poursuit, en parallèle à celle menée pour le projet d’extraction des terres rares au Malawi, a ajouté notre source.

Notons que l’usine devrait produire annuellement 2 000 tonnes d’oxydes de néodyme et de praséodyme (NdPr) séparés, ainsi que 50 tonnes d’oxydes de dysprosium (Dy) et de terbium (Tb).

                                                                                              Leylatou TIENDREBEOGO