Mali: La France confirme la mort de plusieurs cadres importants de l’État islamique au grand Sahara

Plusieurs proches du chef du djihadiste Abou Walid al-Sahraoui ont été éliminés

La ministre française de la Défense Florence Parly, a confirmé le vendredi 2 juillet 2021, la mort du cadre de l’État islamique dans le Grand Sahara
Almahmoud ag Baye, alias Ikarey, ainsi que la neutralisation de cinq autres djihadistes et l’arrestation de deux membres de la famille du chef de l’EIGS Abou Walid al-Sahraoui.

Lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de Défense, la ministre des Armées française, Florence Parly, a confirmé la « neutralisation » de six terroristes dont Almahmoud ag Baye, alias Ikarey, que la ministre a présenté comme le « chef d’un groupe de combattants dans la région de Ménaka, à la frontière avec le Niger , selon RFI.

Ikarey appartenait à l’état-major de l’État islamique dans le Grand Sahara. Il a notamment planifié l’embuscade de Tongo Tongo au Niger, qui a coûté la vie à quatre soldats américains, dans la région de Tillabéry, à l’ouest du pays, en décembre 2019. Il faisait de ce fait partie des terroristes les plus recherchés au Sahel par le département d’État américain qui avait mis sa tête à prix à la modique somme de cinq millions de dollars, a indiqué RFI.

Deux autres cadres de l’EIGS ont aussi été capturés. Il s’agit de Sidi Ahmed Ould Mohammed alias Katab al-Mauritani, ainsi que de Dadi Ould Chouaïb, alias Abou Dardar, dont l’arrestation avait déjà été communiquée par Barkhane.
La ministre Florence Parly a par ailleurs confirmé la mort d’Abdel Hakim al-Sahraoui, figure très médiatique de l’EIGS connu pour son application stricte de la charia , au mois de mai, dans des circonstances encore inconnues.

Notons que ces résultats ont été possible grâce à une opération conjointe qui a mobilisé pendant plusieurs semaines, les soldats français de l’opération Barkhane, ceux de l’armée nigérienne, ainsi que ceux de la task force européenne Takouba, a précisé RFI.

Roseline BADO