NAMIBIE : Baisse de prix de l’uranium

 Un coup dur pour l’économie namibienne

La Namibie fait partie des pays relativement riche avec un produit intérieur brut (PIB) de 6,1 milliards de dollars soit un PIB de 3016 dollars par habitant en 2015. Son économie se repose sur les richesses minières, potentiel touristique, infrastructure de transport, stabilité politique. Mais depuis un certain temps l’économie du pays est dans une situation dégradante. Et cela est dû à la chute du prix de certains minerais et d’autres facteurs du rang climatique et social.

La Namibie est la 7ème économie d’Afrique australe en termes de PIB et la 3ème en termes de PIB par personne. Comme l’ensemble de ses voisins, la Namibie fait face à d’importants défis sociaux en raison de la proéminence des inégalités, du taux de chômage et de la pauvreté. Hors mis les atouts non négligeables (richesses minières, potentiel touristique, infrastructure de transport, stabilité politique), l’économie demeure très fragile aux conditions météorologiques (déclaration de l’état d’urgence en juin 2016 en réponse à l’importante sécheresse qui a affecté le pays pendant 3 ans) et est dépendante du secteur minier et de la situation économique de l’Afrique du Sud (commerce, politique monétaire, recettes douanières). Il convient de le noter que même si la Namibie a enregistré des taux de croissance supérieurs à 5 % entre 2010 et 2015, le pays a subi en 2016 un net ralentissement, avec une croissance de 1,1 %, dû au niveau bas des cours de plusieurs produits miniers exportés ainsi qu’à l’accablement de la croissance de l’Afrique du Sud, principal partenaire commercial du pays. Nos recherches nous révèlent que cette contraction s’est poursuivie sur 2017 où l’économie est entrée en crise (-0,8%), du fait du ralentissement du secteur de la construction, d’une reprise très moyenne de l’activité minière et d’une demande angolaise peu dynamique (une bonne part des exportations sud-africaines vers l’Angola transite par la Namibie). Le coup dur reçu par la Namibie reste la baisse des prix de l’uranium. En 2017, le pays était le quatrième producteur mondial d’uranium. Mais sur les quatre mines qui devaient rentrer en exploitation, deux seulement sont aujourd’hui en activité. Les prix de l’uranium sont au plus bas depuis 15 ans et cela rend les gisements namibiens de moins en moins rentables. De plus les retombées locales ne sont pas très importantes. Ainsi pour faire face au besoin de diversification de la base productive nationale, les autorités entendent développer l’intérêt du pays pour des investisseurs étrangers non actifs dans le secteur des industries extractives. L’économie reste fortement tributaire de l’exploitation minière, tandis que la demande limitée de main-d’œuvre non qualifiée entraîne une concentration du travail dans l’agriculture de subsistance. Enfin, le gouvernement a décidé la mise en place de la réglementation NEEEF, ayant pour objectif une meilleure redistribution des ressources au sein de la population namibienne. Ce qui pourrait attirer de nouveaux les investisseurs étrangers.

Wendmanegré. O/QNA