Nigeria : Fin de calvaire pour les 39 étudiants Kidnappés en mars

Les 29 étudiants qui étaient encore captifs, sur un groupe de 39 enlevés le 11 mars dans leur université du nord-ouest du Nigeria, ont été libérés. L’information a été donnée le  5 mai par les autorités locales de Kaduna dans un communiqué cité par France 24, sans donner de détails sur les circonstances de la libération des étudiants ou sur leur état de santé .

Au total, 39 étudiants avaient été enlevés le 11 mars dans leur université du nord-ouest du pays, dans la ville de Kaduna. Un premier groupe de dix étudiants avait été retrouvé par les forces de sécurité dans les semaines suivant l’attaque, mais les 29 derniers étudiants manquant à l’appel furent captifs pendant près de deux mois.

Les familles des étudiants enlevés à Kaduna avaient manifesté à Abuja la semaine dernière pour réclamer leur libération.

“Nous sommes heureux qu’ils aient été libérés… Nous remercions tous les acteurs ayant contribué à cette heureuse issue”, a réagi le président Muhammadu Buhari dans un communiqué, cité par notre source.

Le kidnapping des 39 étudiants à Kaduna

Le 11 mars dernier, vers 23h, heure locale, des hommes armés envahissent un établissement scolaire à Afaka, dans l’Etat de kaduna. C’est l’euphorie totale. Au moment de l’attaque, environ 200 personnes, des étudiants âgés de 17 ans et plus et leurs professeurs, ont été enlevées, selon les autorités locales, selon plusieurs sources sûres.

Mais rapidement alertées, des troupes de l’armée nigériane à proximité sont intervenues et ont affronté les bandits. 180 personnes dont 42 étudiantes, 130 étudiants et  huit membres du personnel furent secourus par les soldats, et portant le nombre de personnes portées disparues à 39, dont 23 femmes et 16 hommes, a indiqué Samuel Aruwan, le ministre local de l’Intérieur, dans un communiqué publié dans la soirée.

Le Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique avec plus de 200 millions d’habitants, est en proie à de multiples conflits, entre une insurrection jihadiste dans le Nord-Est, des attaques de bandes criminelles pratiquant des enlèvements de masse dans le Nord-Ouest et celles de séparatistes qui visent les forces de sécurité dans le Sud-Est.

                                                                                  Leylatou TIENDREBEOGO