Ouganda : le FMI au chevet d’une économie « gravement touchée par la pandémie » rapporte Financial afrik.

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international a approuvé ce lundi 27 juin un programme d’aide triennal d’un milliard de dollars pour venir en aide à l’Ouganda. Cette approbation s’accompagne d’un décaissement immédiat de 258 millions de dollars pour fournir un soutien budgétaire au gouvernement, a indiqué l’institution dans un communiqué selon le site d’information TV5 monde.

Yoweri Museveni, président de l’Ouganda

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé l’approbation d’un prêt d’environ 1 milliard de dollars au profit de l’Ouganda. A en croire Financial afrik qui rapporte l’information, l’objectif de ce prêt est de soutenir la reprise post-Covid-19 et augmenter les revenus des ménages pour une croissance inclusive. Selon l’organisation internationale, l’économie ougandaise a été gravement touchée par la crise sanitaire. Les résultats obtenus en dix années de lutte pour la réduction de la pauvreté ont été annulés, indique en effet le FMI, qui relève également que les soldes budgétaires se sont détériorés, alors que les pressions sur les réserves extérieures se sont intensifiées. Selon notre source, l’institution note une légère reprise en cours dans certains secteurs, et la croissance économique est attendue à 4,3% au cours de l’exercice 21/22. « Les perspectives restent très incertaines, avec des risques orientés à la baisse, notamment en raison d’une résurgence de mesures de confinement plus strictes liées à des taux de positivité Covid-19 plus élevés », ajoute le FMI qui avait déjà, en mai 2020, approuvé une aide d’urgence de 491,5 millions de dollars en faveur de l’Ouganda. A l’annonce, le mardi 1er juin 2021, de l’accord préliminaire pour l’obtention du nouveau prêt, le Fonds avait indiqué que le déficit budgétaire de l’Ouganda s’est considérablement creusé, poussant la dette publique à près de 50 % du PIB d’ici juin 2021 (contre une estimation à 45% du PIB en 2020). Et le pays n’a pas caché ses intentions d’entamer des négociations avec ses créanciers pour obtenir la suspension du service de sa dette extérieure.

Oumou Konaté