Selon une étude menée pendant la campagne présidentielle ougandaise de janvier 2021, le cyber harcèlement et les discriminations sexistes excluent les femmes politiques du débat en ligne. Cette situation accroît les inégalités entre les hommes et les femmes, a déploré une analyste dans Rest of World, selon le Courrier international.
L’élection présidentielle janvier dernier en Ouganda a fourni un terrain de recherche à l’organisation Rest of World pour analyser “comment la violence dirigée en ligne contre les femmes politiques se manifeste sur Internet”. A en croire Courrier international qui cite l’organisation Rest of World, sur les six dernières semaines préélectorales et les deux semaines suivant le scrutin, l’étude de 202 comptes Twitter et Facebook, alimentés pour une moitié par des hommes et pour l’autre par des femmes, a révélé que ces dernières subissaient un déferlement de haine sexiste qui les détournait de l’utilisation des réseaux. “Il est urgent de donner aux femmes les moyens de faire face à la violence qu’elles subissent dans les espaces numériques”, a affirmé la chercheuse Garnette Achieng’ dans Rest of World, après tous ses constats.
Le combat de Lindsey Kukunda
Lindsey Kukunda est une féministe ougandaise, auteure et militante pour les droits humains, elle-même victime de cybercriminalité. Elle est également la directrice générale de Her Empire, une association féministe qui propose deux programmes : “Not your body”, qui vise à contester le contrôle exercé par la société sur le corps des femmes et, par extension, sur leur vie, et “The Mentor’s Network”, qui promeut la sécurité numérique ainsi que l’alphabétisation des femmes. Selon le site d’information Global Voices, Lindsey Kukunda a vécu sa pire expérience de violence en ligne quand elle a lancé une campagne sociale pour dénoncer les institutions racistes en Ouganda, des institutions qui selon elle, empestent le colonialisme, le privilège blanc et la discrimination envers les Ougandais. Malgré cela, la jeune femme continue sa lutte contre les violences faites aux femmes. “J’ai entrepris un projet qui se concentre sur les agresseurs, qui les expose et les humilie, les forçant ainsi à s’excuser ou à rester sur Internet, pour toujours, en tant qu’agresseurs. Parce que trop, c’est trop”, a déclaré Lindsey Kukunda.
Lindsey Kukunda est une féministe ougandaise, auteure et militante pour les droits humains. Elle lutte contre la cybercriminalité à l’encontre des femmes
Source: Courrier international; Global VoicesLine Rose

















