Pénurie de carburant à Brazzaville : 3 semaines inédites !

Le Congo, pays producteur de pétrole, vit une grande pénurie de carburant. En effet, à Brazzaville, depuis environ 3 semaines, les automobilistes font la queue pour s’approvisionner dans les stations-services de la capitale congolaise, selon le journal de Brazza.

Les automobilistes font de longues files d’attente pour s’approvisionner en carburant dans les stations-service de la capitale congolaise, indique le journal de Brazza. Certaines voitures sont, en effet, garées pendant des heures, des jours pour d’autres, en attendant que la ravitaillement se fasse. Officiellement la pénurie est due à la faible capacité de production de la raffinerie nationale qui ne couvre en réalité que 50% des besoins estimés à 1,2 million de tonnes par an. « Il ne nous est pas attribué le rôle de masquer la réalité, mais de tout faire pour trouver une solution pérenne », a assuré récemment Raoul Ominga, PDG de la Société nationale des pétroles du Congo, selon RFI Afrique. La situation est telle que certains propriétaires sont contraints de garer leurs voitures à la maison. D’autres s’approvisionnent auprès des « Kadhafi », vendeurs clandestins de carburant qui proposent le litre d’essence à 800 FCFA contre 595 FCFA, le prix officiel du litre à la pompe selon le journal de Brazza.

La course de taxi vire au double

La situation en ce temps de pénurie devient chaotique dans la capitale. Notre même source indique que pendant cette période de rareté du carburant, les pompistes exigent quelquefois aux automobilistes le paiement d’une somme supplémentaire allant de 1000 à 3000 FCFA en fonction de la quantité demandée, avant de les servir. Les bidons de 25 litres sont remplis moyennant un ajout de 2000 FCFA pendant que les cyclomoteurs désireux de faire le plein de leur réservoir sont contraints d’ajouter 500 FCFA ou plus pour être servis. Du fait de ces pratiques et de ces pénuries à répétition, les demi-terrains s’accentuent pendant que la course de taxi se négocie autour de 1 500 ou 2 000 FCFA, au lieu de 1 000 F CFA le prix habituel. Avec cette pénurie, ce sont les contrebandiers de la chose qui se frottent les mains..

Source : Journal de Brazza

Pierre Oued.