RCA: Du soutien pour les victimes de violences sexuelles

En Centrafrique où le viol est utilisé comme une arme de guerre, le centre Tongolo vient en aide aux victimes de violences sexuelles.

Selon le site d’information de la DW,  en RDC, plus de vingt Congolaises ont affirmé avoir été victimes d’abus sexuels sous forme de chantage à l’emploi, par des travailleurs humanitaires, notamment de l’Organisation mondiale de la Santé. Ces faits se sont déroulés dans l’Est du pays, selon une enquête publiée ce mercredi 12 mai 2021. Dans un autre registre, plus dramatique encore, les viols ont été utilisés comme une arme de guerre en RDC ou encore en République centrafricaine. En Centrafrique par exemple, Médecins sans frontières (MSF) a  documenté ces derniers mois une augmentation importante des viols et violences sexuelles, dénombrant 173 cas en décembre 2020, 340 en janvier 20121 et 421 en février. MSF prend en charge les victimes dans plusieurs établissements, dont le centre Tongolo qui signifie Espoir.

Une double peine

Les viols et violences sexuelles sont une double peine pour les victimes qui en plus de la blessure physique et morale subissent aussi souvent la stigmatisation. Ainsi beaucoup vivent ce traumatisme dans le silence.

Déculpabiliser

Les soldats russes qui opèrent en Centrafrique sont souvent accusés de violences sexuelles mais aucun fait n’a été à ce jour prouvé. Interrogé sur cette question par le site d’information www.dw.com , Denise Brown, numéro 2 de la Minusca, affirme documenter ces accusations alors que l’Onu et la Russie se seraient mis d’accord pour ouvrir des enquêtes.

Oumou Konaté