Récentes attaques terroristes au Burkina : Des enfants et des femmes parmi les assaillants

Le porte-parole du gouvernement, Ousséni Tamboura, a fait
des révélations sur les dernières attaques qui ont touché le pays

Le gouvernement burkinabè a tenu sa rencontre le 23 juin dernier à Ouagadougou. A l’issue de cette rencontre,  plusieurs ministres ont abordé des questions d’actualités avec les journalistes.

Les ministres se sont rencontrés comme à l’accoutumée au palais de Kosyam ce mercredi 23 juin 2021. A la fin du conseil, le  ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Ousséni Tamboura et celui de la sécurité Ousséni Compaoré se sont exprimé devant les hommes de médias.

Le ministre Tamboua a comparé certaines informations relayées sur la toile à propos des bilans des attaques terroristes, notamment celle du 21 juin dernier, comme  un “autre type de terrorisme”. Pour rappel, une vingtaine de policiers ont été victimes d’une embuscade tendue par des groupes armés dans la région du centre-nord. L’attaque aurait fait 11 morts et 4 portés disparus, selon un bilan du gouvernement.  Mais les spéculations vont bon train sur les réseaux sociaux,  certains internautes évoque un bilan plus lourd.

Du point  de vue du porte-parole du gouvernement, certaines rumeurs seraient “non fondées”. Il a tenu à préciser que tout ce qui circule sur les réseaux sociaux comme information n’est pas toujours vrai. « Tout ce qui se dit sur internet n’est pas nécessairement de bonne foi. Officiellement nous sommes à 11 policiers tombés», a-t-il confié. Il a aussi démenti la rumeur faisant état du faible équipement des policiers lors de l’attaque. «Ce n’est pas vrai, il ne faut pas accorder du crédit à ces genres d’informations», a-t-il tenté de rassurer. Ousséni Tamboura a annoncé l’arrestation de 3 suspects avant et après l’attaque de Solhan du 4 juin 2021. Suite à l’interrogatoire de ces derniers, il ressort que certains des assaillants lors de l’incursion de Solhan étaient des mineurs, d’âge compris entre 12 et 14 ans. Egalement des femmes ont contribué à l’attaque en indiquant soit des cibles à abattre, soit des concessions à “visiter”, a fait savoir M.Tamboura qui cite toujours les suspects. Toujours selon les notes de  l’interrogatoire, révélées par le ministre, l’on apprend que les malfaiteurs de Solhan sont affiliés au Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM), le groupe terroriste à la solde du sulfureux Iyad Ag Aly.

Inadaptation des moyens logistiques pour des interventions de nuit

Se prononçant à son tour, le ministre de la sécurité Ousséni Compaoré est lui aussi revenu sur l’attaque du 21 juin et le mode opératoire des assaillants. «Toute armée, aussi forte soit-elle, craint l’embuscade », fait constater M.Compaoré. A l’entendre, l’embuscade comme moyen d’attaque, est une méthode violente, rapide et dévastatrice. A ceux qui appellent les autorités à privilégier la voie des airs,  pour venir à bout du terrorisme, le patron de la Sécurité a opposé une inquiétude, à savoir le manque ou l’inadaptation de moyens logistiques pour des interventions de nuit. Par exemple, dit-il, l’hélicoptère ne vole pas à toute heure car il lui faut un certain équipement pour être opérationnel la nuit. Il a fait comprendre que les opérations de ratissage continuent en vue de mettre les terroristes hors d’état de nuire. Le dernier bilan  de  l’attaque du 21 juin dernier fait état de 11 policiers tués, 8 rescapés et 3 portés disparus. Un policier parmi les 4 précédemment portés disparus a été retrouvé hier jeudi. Abdoul Karim TAPSOBA