Reprise du dialogue politique : Le président Kaboré salue un engagement patriotique

Les formations politiques affiliés au Chef de File de l’Opposition Politique (CFOP) et celles de l’Alliance des Partis de la Mouvance Présidentielle (APMP) étaient en conclave les 27 et 28 septembre 2021, au palais présidentiel de Kosyam. Objectif, renouer le fil du dialogue qui avait été rompu en juin dernier.

Le 17 juin 2021, le CFOP avait quitté la table des négociations deux jours après leur ouverture, pour protester contre «l’incapacité du gouvernement face à la recrudescence des attaques terroristes meurtrières». Plus de trois mois après cette suspension, mouvanciers et opposants se sont retrouvés à nouveau dans la salle polyvalente de la présidence du Faso, pendnant 48 heures, pour se pancher sur des sujets, principalement d’ordre national. A en croire les confidences de Burkina 24 (B24), les thématiques telles «la situation sécuritaire, la réconciliation nationale, la relecture du code électoral, le financement des partis politiques, la question des exilés…» ont longuement été abordées par les politiques. A l’issue de ces deux jours de discussions, le rapport des coprésidents, selon notre source, indique que bon nombre de points inscrits à l’ordre du jour ont fait l’objet de consensus. Toutefois, l’un des points de désaccord a porté sur les élections municipales. Il ressort que les maires vont être désormais élus au suffrage universl direct. Une mesure que le Mouvance présidentielle voudrait voir appliquée aux élections municipales de mai 2022 alors que l’opposition ne l’entend pas de cette oreille. Cette dernière veut plutôt que la mesure n’entre en vigueur qu’aux éléctins de 2027.

Un cadre d’expression initié sous l’ère Compaoré

Le chef de l’Etat, Roch Kaboré, qui a présidé la cérémonie de clôture de ce dialogue, a manifesté, sur sa page facebook, sa reconnaissance à l’endroit des acteurs politiques. «Je salue la disponibilité et le sens de la République des acteurs de la majorité et de l’opposition, qui se sont accordés sur l’essentiel au terme de leurs concertations», s’est-il réjoui. Pour conclure son propos, le premier des Burkinabè s’est montré satisfait de cette volonté politique qui selon lui, représente «un engagement pour la patrie». Le dialogue politique, il faut le noter, est un cadre de d’expression entre responsables de partis politiques de la mouvance et de l’opposition. Initié au Burkina, depuis le règne de l’ex président Blaise Compaoré, il connaît cependant un certain dynamisme sous le magistère de l’actuel président Roch Kaboré.

Abdoul Karim TAPSOBA (Stagiaire)