Les cubes maggi est devenu un ingrédient incontournable dans les marmites africaines.
Les bouillons alimentaires seront désormais taxés à 25% au Sénégal, selon une nouvelle disposition instituée par la loi de finance rectificative sur le budget 2021. Le texte a été adopté lors du dernier Conseil des ministres, selon RFI.
La mesure fait partie de la riposte budgétaire pour faire face à la pandémie de Covid-19. Reste à savoir si elle va chambouler les habitudes.

Toujours selon RFI, l’exposé de la loi ne mentionne pas les effets nocifs des bouillons alimentaires sur la santé, mais rappelle leur composition : sel, exhausteurs de goût, ou encore matières grasses. Pour ces clients, la nouvelle taxe est une bonne chose et c’était mieux avant : « Avant nous prenions du sel et poisson fumé », raconte un client. « On a entendu que ça donne beaucoup de maladies. Personnellement, on veut manger le plat d’hier, ce que nos vieilles femmes cuisinaient sans bouillon. Ça change », témoigne un autre, au micro du correspondant de RFI.
Maggi, Jumbo, Tem Tem ou encore Joker…, il y a l’embarras du choix sur le marché des bouillons alimentaires. Dans sa boutique, Abdourahmane, lui, propose trois marques : « Tous les trois, cela coûte 25 francs », détaille-t-il. 25 francs CFA, quelques poussières d’euros soit 0,038 pour être exact. Mais dans un pays de plus de 16 millions d’habitants, la mesure fiscale va rapporter gros. Selon le ministère des Finances, avec cette mesure, 25 milliards de francs CFA devraient rentrer dans les caisses de l’État, soit environ 38 millions d’euros.
Fatimata COMPAORE