Somalie : Les États-Unis ont lancé une frappe aérienne contre Al-Shabaab mardi dernier

L’armée américaine a mené mardi une frappe aérienne contre des djihadistes affiliés à Al-Qaïda à Al-Shabaab, la première depuis l’entrée en fonction du président Joe Biden, a annoncé le Pentagone.

Le commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom), en coordination avec le gouvernement somalien, « a mené aujourd’hui (mardi) une frappe aérienne dans les environs de Galkayo, en Somalie, contre al-Shabaab », a déclaré, mardi, à l’AFP la porte-parole du Pentagone, Cindi King. La frappe, à 700 kilomètres au nord-est de Mogadiscio, visait les islamistes Shabaab, a déclaré King. »Une évaluation des dommages au combat est toujours en attente en raison de l’engagement en cours entre al-Shabaab et les forces somaliennes, mais l’évaluation initiale du commandement est qu’aucun civil n’a été blessé ou tué à la suite de cette frappe », a-t-elle ajouté. Cette frappe est la première menée par l’armée américaine en Somalie depuis le 19 janvier, date à laquelle Africom a annoncé avoir tué trois djihadistes Shabaab lors de deux frappes à Jamaame et Deb Scinnele.

Prêt au combat

Biden Joe dès son arrivée à la Maison Blanche, a limité l’utilisation des drones contre les groupes djihadistes en dehors des théâtres de guerre américains. Cela a renversé la politique de son prédécesseur Donald Trump, qui avait donné carte blanche à l’armée américaine dans des pays comme la Somalie et la Libye. En mars, le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a déclaré à News 24 que toute frappe prévue contre des groupes djihadistes en dehors de l’Afghanistan, de la Syrie et de l’Irak était désormais soumise à la Maison Blanche avant d’être exécutée. Les frappes de drones se sont multipliées sous le mandat de Trump, passant de 11 en Somalie en 2015, à 64 en 2019 et 54 en 2020, selon le groupe non gouvernemental Airwars, qui surveille les morts de civils dans les bombardements à travers le monde. Juste avant de quitter ses fonctions, Trump avait ordonné le retrait de quelque 700 soldats des forces spéciales déployés en Somalie pour former et conseiller l’armée somalienne.

K.Fiakofi