Sommet des Nations unies : « L’Afrique refuse de servir de base arrière au terrorisme international », affirme Félix Tshisekedi

A la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République démocratique du Congo (RDC), qui préside actuellement l’Union africaine, a  évoqué mercredi 22 septembre, la situation sécuritaire sur  le continent, affirmant que l’Afrique « refuse de servir de base arrière au terrorisme international ».

Félix Tshisekedi a soutenu que l’ONU, dont l’un des buts est de maintenir la paix et la sécurité, « a le devoir » d’appuyer sur le terrain les Etats qui luttent contre ce fléau, avertissant que si la communauté des Nations minimisait la propagation du djihadisme à travers le continent qui  se « métastaserait » en menace réelle pour la sécurité internationale. «L’Afrique n’a pas besoin d’aumône», a déclaré à la 76e Assemblée générale de l’ONU, le président en exercice de l’Union africaine, Felix Tshisekedi, président de la RDC. Dans son discours, il a interpellé l’organisation  à faire «plus d’actions» que de «déclarations de compassions et d’intentions peu suivies des faits sur le terrain».Si la lutte contre Daech a mené à des « victoires incontestables » en Syrie et en Iraq, les groupes affiliés à Daech gagnent du terrain à travers l’Afrique tous les jours, a précisé Tshisekedi.

Le président de l’UA a dans  son discours abordé aussi  la situation politique globale du continent africain, marquée par de multiples coups d’Etat. Felix Tshisekedi a fait savoir que l’atteinte des objectifs fixés exige des institutions politiques fortes et stables, des politiques publiques adéquates, de la bonne gouvernance et une intégration régionale. «Ni les capacités ni les ressources naturelles ne font défaut pour ce faire», a-t-il noté.Sur la situation de la Covid-19 en Afrique, le président de l’Union Africaine a demandé à «augmenter la capacité des tests dans les pays qui ne disposent pas des produits de laboratoire requis et à assurer un approvisionnement suffisant et rapide en médicaments et équipements nécessaires à la prise en charge des malades. Pour lutter contre l’impact de la pandémie de Covid-19 sur les économies africaines, le dirigeant congolais a réclamé 100 milliards des droits de tirage spéciaux du Fonds Monétaire International (FMI).

Source:News.U

K.Fiakofi