Sommet du CPLP : L’accord sur la mobilité signé par les différents pays membres

La 13e Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté des pays de langue portugaise, CPLP, qui s’est tenue samedi à Luanda, a été marquée par la signature de l’Accord sur la mobilité. Cet accord établit que tous les ressortissants des Etats membres peuvent demander un visa et un titre de séjour.

Déjà en 2016, le premier ministre du Portugal d’alors, António Costa, avait émis l’idée et jugé essentiel que la CPLP renforce sa dimension citoyenne. « Il est essentiel que la coopération politique, économique, technico-militaire se traduise désormais également dans la vie quotidienne des peuples lusophones. Nous devons être effectivement une communauté de peuples », avait-il défendu, selon le site moveaveiro.pt. Ainsi, l’accord de mobilité signé lors de ce sommet, samedi dernier à Luanda, en Angola, pays qui assure la présidence tournante de l’organisation depuis deux ans, prévoit que les citoyens des États membres peuvent demander un visa et un titre de séjour. Le projet d’accord sur la mobilité établit un « cadre de coopération » entre tous les États membres de manière « flexible et variable » et, en pratique, couvre tous les citoyens. Le document précise que le « visa de séjour CPLP » et le « titre de séjour CPLP » peuvent être accordés à tous les ressortissants des neuf États membres, titulaires de passeports diplomatiques, officiels, spéciaux et de service, ainsi que ordinaires selon l’agence de presse angolaise, ANGOP.

Renforcement de la coopération économique

Les États membres se voient proposer un éventail de solutions leur permettant d’assumer « des engagements de mobilité de manière progressive avec des niveaux d’intégration différenciés », en tenant compte de leurs spécificités internes dans leurs dimensions politiques, sociales et administratives. Dans ce cadre, ils ont la « liberté (…) dans le choix des modalités de mobilité, des catégories de personnes couvertes », ainsi que des pays de la communauté avec lesquels ils souhaitent établir des partenariats, selon la proposition à laquelle, le journal Lusa a eu accès. Un autre des enjeux dominants du sommet a été le renforcement de la coopération économique, à savoir «Renforcer et promouvoir la coopération économique et commerciale en temps de pandémie, en favorisant le développement durable dans les États membres de la CPLP.  » Lors de ce sommet, il a été prévu que les chefs d’État et de gouvernement se mettent d’accord sur un soutien au Mozambique pour faire face à la violence dans la province de Cabo Delgado. Aussi, Joao Lourenco, président de l’Angola et hôte de la 13e Conférence de la CPLP, a proposé la création d’une banque d’investissement parmi les pays lusophones.

Pierre Oued.