Staffan de Mistura, nouvel émissaire onusien pour le Sahara occidental

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a nommé mercredi 06 octobre, le diplomate italien, Staffan de Mistura, comme envoyé personnel pour le Sahara occidental. Cette nomination vise à relancer le processus de recherche d’une solution permanente au territoire contesté par le Maroc.

Le diplomate italien Staffa aura pour  mission de convaincre les parties,  notamment le Maroc et le Front Polisario, soutenu par l’Algérie,  de revenir à la table des   négociations et de s’entendre sur l’avenir de l’ancienne colonie espagnole revendiquée par le Maroc. « M. De Mistura fournira ses bons offices, au nom du Secrétaire général. Il travaillera avec tous les interlocuteurs concernés, y compris les parties, les pays voisins et d’autres parties prenantes, guidé par la résolution 2548 (2020) du Conseil de sécurité et d’autres résolutions pertinentes », a déclaré, mercredi, l’ONU.Diplomate chevronné. M. De Mistura a récemment été envoyé spécial du secrétaire général pour la Syrie, où une autre crise persiste depuis des années, divisant les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Sa nomination a été immédiatement approuvée par le gouvernement américain. Le Secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a déclaré au  journal New York Times que son pays « accueille chaleureusement » cette nomination, car elle apportera une expertise considérable,  de son expérience passée en Irak, au Liban et en Syrie.

Le Maroc rejette l’admission du Polisario à l’ONU

Bien que revendiquées par le Maroc, certaines parties du Sahara occidental étaient sous contrôle du Front Polisario qui dirige une entité appelée République arabe sahraouie démocratique. Son gouvernement est exilé dans des camps de réfugiés algériens. Le Maroc proteste contre l’admission, par l’organisation, de la République arabe sahraouie démocratique dans son giron. L’ONU avait tenté en 2004, la médiation et le dernier envoyé personnel, missionné, était James Baker des États-Unis, dont le « plan Baker » pour un référendum a été initialement approuvé par le Conseil de sécurité de l’ONU, avant que l’inaction ne s’installe. Tandis que des pays comme le Kenya ont appelé à l’accomplissement de « l’autodétermination » du Sahara occidental, la question a toujours été de savoir qui participe à un référendum qui pourrait décider de l’indépendance ou de l’autonomie de la région. Les deux parties avaient, à un moment donné, accepté un référendum mais ne s’ étaient pas  accordées sur l’identité des électeurs, avant que le Maroc ne refuse plus tard d’approuver tout plébiscite sur l’indépendance.

Source: News.Un

K.Fiakofi