Zoom sur Jane Catherine Ngila la chimiste qui mène des travaux sur la nanotechnologie à la purification de l’eau

Née en 1961,Jane Catherine Ngila est chimiste et enseignante. Directrice du département de chimie appliquée à l’université de Johannesbourg, ses travaux de recherche portent sur l’application de la nanotechnologie à la purification de l’eau.

Jane Catherine Ngila obtient son bachelor en éducation en 1986 et sa maîtrise en chimie en 1992 à l’université Kenyatta à Nairobi, Kenya. En 1991,le gouvernement australien lui décerne la bourse d’études AIDAB/EMSS3. La professeure Ngila obtient son PhD en chimie analytique et environnementale à l’université de Nouvelle-Galles du Sud, Australie en 1996. Elle commence sa carrière en tant qu’assistante au département de chimie de l’université Kenyatta en 1989 et est nommée chargée de cours en 1996. Elle travaille ensuite à l’université du Botswana (1998-2006), puis comme maître de conférences à l’université du KwaZulu-Natal (2006-2011) avant d’être nommée professeur de chimie appliquée à l’université de Johannesbourg en 2011.« A partir de là, j’ai beaucoup progressé dans mes recherches. J’ai obtenu de nombreuses subventions. Je bénéficiais d’une grande exposition. Je n’avais pas d’autres choix que de produire des résultats » a-t-elle expliqué  au   journal Le Monde. Son équipe accélère les découvertes sur l’usage de nanofibres, de nanoabsorbants et de membranes nanocomposites (issues de résines chimiques et de matériaux de biomasse) pour détecter et extraire substances chimiques toxiques et traces de métaux. Un modèle de traitement notamment utilisé pour éviter le rejet d’effluents des usines d’épuration de Johannesburg.

 Actuellement, Jane Catherine Ngila est directrice adjointe au Morendat Institute of Oil & Gas (MIOG) à la Kenya Pipeline Company

Ses efforts en faveur de l’accès à l’eau potable

La purification de l’eau à l’aide de résines chimiques et d’autres adsorbants est au centre des recherches de Jane Catherine Ngila. Jane Catherine Ngila est auteure ou co-auteure de plus de 150 articles et articles de périodiques. L’objectif ultime de Catherine Ngila est  clair : le développement de nanofiltres à grande échelle pour pouvoir équiper tous les foyers ruraux d’Afrique en cartouches filtrantes à des prix accessibles. Ngila est membre du jury du programme des Prix L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science en Afrique subsaharienne destiné aux doctorants et post-doctorants en sciences naturelles. Elle est également membre du Réseau africain des institutions scientifiques et technologiques et de la Conférence régionale africaine des vice-chanceliers et doyens des sciences, de l’ingénierie et de la technologie.

Prix et distinctions

Prix Kwamé-Nkrumah de l’excellence scientifique 2016.

Prix L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science 2021

Source:mg.co.za, Le Monde

K.Fiakofi